𝄞 Biographie
Le démon du violon
Niccolò Paganini (1782-1840), violoniste génois, est l'icône absolue du virtuose romantique. Sa technique transcendante — pizzicati de la main gauche, doubles harmoniques, accord modifié — alimenta de son vivant la légende d'un pacte faustien. Liszt, Chopin et Schumann l'entendirent à Paris et en sortirent transformés.
Rapport au piano
Paganini n'a composé que pour le violon (concertos, sonates, variations) — il n'existe pas d'œuvre pour piano de sa main. Mais son influence sur la virtuosité pianistique romantique est colossale : c'est en sortant d'un récital de Paganini que Liszt décida de "devenir le Paganini du piano".
Les 24 Caprices au piano
Ses célèbres 24 Caprices pour violon seul Op. 1 (1820), notamment le Caprice No. 24 en la mineur, ont inspiré d'innombrables transcriptions et variations pour piano :
- Liszt : Grandes Études de Paganini (Études No. 1 à 6, dont La Campanella)
- Schumann : Études d'après les Caprices de Paganini Op. 3 et Op. 10
- Brahms : Variations sur un thème de Paganini Op. 35
- Rachmaninoff : Rhapsodie sur un thème de Paganini Op. 43
- Lutosławski, Blacher, Schnittke plus tard
Il reste l'une des figures fondatrices du romantisme pianistique virtuose.