A cappella
theorieSe dit d'un chant exécuté par les voix seules, sans aucun accompagnement instrumental.
Tempo, nuances, ornements, formes — tout le vocabulaire pour comprendre vos partitions de piano.
Se dit d'un chant exécuté par les voix seules, sans aucun accompagnement instrumental.
« Au tempo » : retour à l'allure initiale après un ralentissement ou une accélération passagère.
Indication italienne (abrégée accel.) demandant une accélération progressive et graduelle du tempo sur plusieurs mesures.
Note d'agrément très brève, « écrasée », sans valeur propre, jouée juste avant la note principale.
Superposition simultanée d'au moins trois notes différentes, élément de base de l'harmonie musicale occidentale.
Accord de cinq sons obtenu en ajoutant une neuvième au-dessus de la fondamentale d'un accord de septième, au parfum plus riche.
Second renversement de l'accord parfait, la quinte à la basse, chiffré 6/4 ; souvent employé pour préparer une cadence.
Accord de trois sons superposant une fondamentale, sa tierce et sa quinte : la brique de base de l'harmonie tonale.
Accord commun à deux tonalités, employé comme charnière pour passer de l'une à l'autre au cours d'une modulation.
Indication de tempo signifiant « lent et expressif », plus lent que l'Andante mais moins que le Largo.
Terme italien pour « en se hâtant » : brève accélération qui traduit l'empressement ou l'agitation.
Indication italienne demandant un jeu agité, fébrile, traversé d'une inquiétude rythmique ou mélodique.
Mesure à deux temps notée 2/2, où la blanche devient l'unité de battue ; elle s'indique par un C barré en début de portée.
« En élargissant » : ralentissement qui s'accompagne d'un renforcement de la sonorité et de l'ampleur.
Indication de tempo italienne signifiant « un peu allegro », plus calme qu'Allegro, autour de 108-120 BPM, à caractère gracieux.
Indication de tempo signifiant « vif et animé », correspondant généralement à une vitesse comprise entre 120 et 168 battements par minute.
Danse modérée à 4/4 d'origine allemande, ouvre traditionnellement les suites baroques après le prélude, caractérisée par une anacrouse d'une croche.
Voix féminine grave, située entre le soprano et le ténor, chaude dans le bas de sa tessiture.
Signe modifiant la hauteur d'une note d'un demi-ton ou d'un ton : dièse, bémol, bécarre et leurs doubles.
Caractère « amoureux », tendre et chantant. Demande un jeu chaleureux, une ligne mélodique caressée plutôt qu'affirmée.
Note ou groupe de notes commençant une phrase musicale avant le premier temps fort de la mesure, créant un élan vers le premier temps.
Indication de tempo signifiant « allant » en italien, désignant un mouvement modéré, tranquille et fluide.
Diminutif d'andante, désignant un tempo modéré, généralement un peu plus vif et léger que l'andante.
« Animé » : indication demandant un jeu vivant, plein d'entrain, souvent un brin plus rapide.
Note de l'accord suivant entendue avant son arrivée, créant une dissonance brève. Effet inverse du retard.
« Avec passion » : indication appelant une interprétation intense, ardente et fortement engagée.
Note d'agrément accentuée, dissonante, qui se résout sur une note voisine.
Pièce de caractère au dessin mélodique orné et sinueux, inspirée des entrelacs décoratifs de l'art oriental.
Air chanté par un soliste dans un opéra, un oratorio ou une cantate, moment lyrique où l'action s'arrête pour l'émotion.
Ensemble des dièses ou bémols placés en début de portée, indiquant la tonalité d'un morceau.
Notes d'un accord jouées successivement plutôt que simultanément.
Manière d'égrener les notes d'un accord l'une après l'autre, de bas en haut le plus souvent, au lieu de les frapper ensemble.
Adverbe italien signifiant « beaucoup », « très ». Modifie une indication de tempo ou de caractère : allegro assai, adagio assai.
Procédé contrapuntique allongeant les valeurs d'un thème, souvent doublées, ce qui l'élargit et le solennise.
Pièce courte pour piano, légère et de caractère gracieux, généralement sans prétention formelle, popularisée par Beethoven.
Pièce narrative au caractère épique, inventée pour le piano par Chopin.
Pièce au balancement régulier évoquant le chant des gondoliers vénitiens, généralement en 6/8.
Effet venu des cordes : alterner vite une note fixe et des notes mobiles. Au piano, une alternance rapide et scintillante.
Trait vertical traversant la portée pour délimiter les mesures. La barre double signale une section, la barre finale la fin du morceau.
La plus grave des voix d'homme, fondement de l'harmonie sur lequel s'appuient toutes les autres.
Ligne de basse chiffrée de la période baroque à partir de laquelle le claviériste improvise l'harmonie, aussi appelée basso continuo ou continuo.
Accompagnement de main gauche égrenant les notes d'un accord selon un motif régulier grave-aigu-milieu-aigu.
Concept théorique de Rameau : la vraie racine d'un accord, sa fondamentale, indépendante de la note réellement au grave.
Figuration rapide de clavier faite de notes ou d'accords brisés répétés en va-et-vient, fréquente dans la musique baroque française.
Geste régulier qui marque les temps d'une mesure — celui du chef d'orchestre, ou du pied du musicien qui compte.
Pièce calme évoquant le bercement d'un enfant, en mesure ternaire ondoyante (6/8 ou 3/4), sur un accompagnement régulier.
Figure de note valant deux temps dans une mesure à 4/4, soit la moitié d'une ronde. Elle s'écrit avec une tête vide et une hampe.
Danse espagnole à trois temps, rythme caractéristique en triolet pointé. Apparue à la fin du XVIIIe siècle en Andalousie.
Danse française vive à deux temps, débutant sur une levée, parfois insérée dans la suite baroque.
« Brillant » : jeu éclatant et virtuose, qui met en valeur l'agilité et la sonorité du pianiste.
Note étrangère qui s'éloigne d'une note réelle d'un degré (au-dessus ou au-dessous) puis y revient aussitôt, ornant la mélodie sans changer l'harmonie.
Altération musicale notée ♮ qui annule un dièse ou un bémol précédemment appliqué, ramenant la note à sa hauteur naturelle.
Altération musicale notée ♭ qui baisse une note d'un demi-ton chromatique, soit la note voisine immédiatement plus grave.
Formule de conclusion harmonique reliant deux ou trois accords, qui marque la fin d'une phrase, d'une section ou d'une œuvre musicale.
Enchaînement dominante-tonique (V-I) qui conclut fermement une phrase, la formule de ponctuation la plus affirmative du langage tonal.
Enchaînement sous-dominante-tonique (IV-I), conclusion plus douce que la cadence parfaite, souvent appelée cadence d'Amen pour son usage liturgique.
Enchaînement où la dominante se résout sur un accord inattendu (souvent le VIe degré) au lieu de la tonique, créant une surprise qui prolonge le discours.
Résolution détournée d'une dominante : au lieu de conclure sur la tonique, l'accord s'enchaîne vers une autre harmonie qui relance le discours.
Section solo virtuose dans un concerto, où l'interprète improvise librement sur les thèmes principaux avant la cadence finale du mouvement.
Indication italienne signifiant « en se calmant », demandant simultanément un ralentissement du tempo et une diminution du volume sonore.
Procédé d'imitation stricte où une voix reproduit exactement une autre, décalée dans le temps.
Indication d'expression signifiant « chantant » en italien, demandant au pianiste un toucher imitant la voix humaine en mélodie.
Œuvre vocale de plusieurs mouvements, sacrée ou profane, pour une ou plusieurs voix accompagnées, plus courte qu'un oratorio.
Pièce instrumentale fantaisiste, de caractère libre et imprévu, parfois virtuose, parfois humoristique, sans contrainte formelle.
Régularité des phrases par groupes de mesures pairs, souvent quatre par quatre, qui donne un balancement stable.
Forme musicale baroque basée sur la variation continue d'une basse obstinée de 4 ou 8 mesures, monumentale et hypnotique.
Les deux chiffres placés au début d'une pièce qui indiquent combien de temps compte la mesure et quelle figure vaut un temps.
Pièce homophonique inspirée du chant protestant allemand. Mouvement majestueux, accords pleins, écriture verticale héritée de Bach.
Qualifie une gamme ou un mouvement mélodique procédant par demi-tons consécutifs, utilisant ainsi toutes les 12 notes de l'octave.
Clef mobile qui fixe la note do central sur l'une des lignes de la portée, employée surtout par l'alto et certains chœurs.
Clef qui fixe la note fa sur la quatrième ligne de la portée ; c'est la clef de la main gauche au piano.
Clef qui fixe la note sol sur la deuxième ligne de la portée ; c'est la clef de la main droite au piano.
Signe placé en début de portée qui fixe la hauteur des notes en attribuant un nom à l'une des lignes.
Clé qui fixe la position du fa sur la quatrième ligne de la portée. Au piano, elle note habituellement la partie de la main gauche.
Clé qui fixe la position du sol sur la deuxième ligne de la portée. Au piano, elle note habituellement la partie de la main droite.
Section conclusive d'une pièce musicale, située après la fin nominale, qui prolonge ou résume thématiquement avant la conclusion définitive.
Indication de tempo « commode », « à l'aise » : une allure modérée et confortable, ni pressée ni traînante.
« Avec brio » : indication appelant un jeu vif, plein d'éclat et d'énergie communicative.
« Avec feu » : jouer avec ardeur, passion et une intensité presque incandescente.
Indication italienne signifiant « avec mouvement », demandant un tempo animé et allant, souvent accolée à une autre indication (andante con moto).
Œuvre pour soliste et orchestre, fondée sur le dialogue entre les deux.
Combinaison de sons perçue comme stable et reposante, n'appelant aucune résolution particulière.
Dans une fugue, contrepoint récurrent qui accompagne le sujet à chacune de ses entrées, conçu pour le compléter sans le masquer.
Ligne mélodique secondaire qui accompagne le thème principal en dialoguant avec lui, sans le masquer.
Art de composer en superposant plusieurs lignes mélodiques indépendantes selon des règles strictes, sommet de l'écriture musicale baroque.
Note attaquée sur un temps faible ou une partie faible du temps, alors que le temps fort reste silencieux.
Petit ornement français liant deux notes conjointes en douceur : une note d'agrément glissée vers la note principale.
Danse vive à trois temps, mouvement traditionnel de la suite baroque, placée après l'allemande.
Indication musicale demandant d'augmenter progressivement l'intensité sonore, notée cresc. ou symbolisée par un signe en forme de V ouvert vers la droite.
Figure de note valant un demi-temps : deux croches occupent la durée d'une noire. Elle se reconnaît à son crochet unique.
Procédé où une main passe par-dessus ou par-dessous l'autre pour atteindre un registre éloigné.
Représentation circulaire des 12 tonalités majeures (ou mineures) reliées par des quintes justes, outil de référence pour l'analyse et la composition.
Indication italienne signifiant "depuis le début". L'interprète reprend la pièce depuis son commencement, souvent jusqu'à un signe Fine.
Indication de reprise qui renvoie au signe placé plus tôt dans la partition, presque toujours complétée par « al Fine » ou « al Coda ».
Caractère « décidé », résolu : un jeu ferme et affirmé, des attaques nettes, un rythme sans hésitation.
Indication musicale demandant de diminuer progressivement l'intensité sonore.
Position d'une note dans une gamme, numérotée de I à VII, chaque degré portant un nom de fonction (tonique, dominante, sensible…) qui fonde l'analyse tonale.
Cadence suspensive s'arrêtant sur la dominante : la phrase reste en attente, comme une question sans réponse.
Silence d'une durée d'un demi-temps, équivalent rythmique de la croche. Deux demi-soupirs valent un soupir.
Plus petit intervalle de la musique tonale occidentale, équivalant à la distance entre deux touches voisines du piano (noire ou blanche).
Hauteur de référence servant à accorder les instruments, aujourd'hui le la à 440 hertz ; aussi le petit outil qui la donne.
Qualifie une gamme ou un intervalle qui suit la séquence d'une tonalité majeure ou mineure, sans altération supplémentaire.
Indication musicale demandant de diminuer progressivement l'intensité sonore, synonyme de decrescendo.
Procédé raccourcissant les valeurs d'un thème, souvent de moitié, ce qui l'accélère et l'anime.
Combinaison de sons perçue comme tendue ou instable, appelant une résolution vers la consonance.
Dans une fugue, épisode qui relie deux entrées du sujet en travaillant des fragments, sans énoncer le sujet en entier.
Altération musicale notée ♯ qui hausse une note d'un demi-ton chromatique, soit la note voisine immédiatement plus aiguë.
Choix des doigts pour jouer une succession de notes, indiqué par des chiffres 1 à 5 (pouce à auriculaire) au-dessus de la portée.
Indication italienne signifiant « doux », demandant un toucher tendre, caressant et velouté, sans agressivité ni dureté.
Caractère plaintif et douloureux : demande un jeu chantant et grave, marqué par la peine.
Cinquième degré de la gamme, et accord bâti sur lui ; pôle de tension qui appelle le retour à la tonique.
Figure de note valant un quart de temps : quatre doubles croches occupent la durée d'une noire. Elle porte deux crochets.
Jeu simultané de deux notes par la même main. Tierces, sixtes, octaves : chaque intervalle pose ses propres problèmes techniques.
Division exceptionnelle d'un temps ternaire en deux valeurs égales : deux notes jouées dans la durée normalement occupée par trois.
Capacité à jouer une partition à vue, sans l'avoir travaillée au préalable. Compétence distincte de la maîtrise d'un morceau.
Articulation pianistique intermédiaire entre legato et staccato, où chaque note est attaquée distinctement sans pour autant être brève.
Section centrale de la forme sonate où les thèmes exposés sont fragmentés, transformés et promenés à travers des tonalités variées, coeur du mouvement.
Indication française demandant de faire ressortir une voix ou une mélodie au premier plan, au-dessus du reste de la texture.
Relation entre deux notes de noms différents mais de même hauteur réelle, tel do dièse et ré bémol.
Indication italienne signifiant « avec expression », invitant l'interprète à jouer avec sensibilité et nuance plutôt que mécaniquement.
Première section de la forme sonate où sont présentés les thèmes principaux, généralement un thème à la tonique puis un second à la dominante ou au relatif.
Pièce de forme libre, improvisatoire, où l'imagination du compositeur prime sur les règles.
Courte pièce de caractère, à l'origine écrite sur l'album d'un proche ou d'un admirateur ; les Allemands disent Albumblatt.
Guirlande de petites notes rapides ornant une mélodie : broderie libre et chantante posée sur la ligne.
Rôle qu'un accord tient dans une tonalité — tonique, dominante ou sous-dominante — selon la tension qu'il crée ou qu'il résout.
Indication de nuance signifiant jouer fort, avec puissance et intensité sonore.
Indication d'intensité sonore très forte, notée ff sur la partition, demandant au pianiste de jouer avec un maximum de puissance.
Passage écrit à la manière d'une fugue — entrées successives d'un thème en imitation — au sein d'une œuvre qui n'en est pas une.
Composition contrapuntique stricte fondée sur l'imitation d'un sujet par plusieurs voix.
Caractère « furieux », emporté et véhément. Réclame une énergie brute, des attaques mordantes et une tension proche de la colère.
Succession ordonnée des notes appartenant à une tonalité, base de l'analyse harmonique et du travail technique du pianiste.
Gamme composée exclusivement de demi-tons, parcourant les douze notes de l'octave sans en omettre aucune.
Échelle de six sons espacés chacun d'un ton entier, dépourvue de demi-tons et donc de sensible, à la sonorité flottante chère à Debussy.
Gamme de cinq notes par octave, dépourvue de demi-tons, présente dans la plupart des traditions musicales du monde.
Danse française élégante en 4/4, caractérisée par une anacrouse de 2 temps, intégrée aux suites baroques de Bach, Haendel, Couperin et Rameau.
Danse rapide et virtuose qui clôt traditionnellement les suites baroques, en mesure ternaire composée (6/8, 9/8 ou 12/8) au caractère bondissant.
« Enjoué, badin » : caractère léger et espiègle, empreint d'humour et de jeu.
Effet pianistique consistant à faire glisser un doigt ou plusieurs doigts sur les touches blanches (ou noires) du clavier, créant un trait fulgurant.
Tempo très lent et solennel, le plus posé de tous, empreint de gravité et de profondeur.
« Gracieux » : indication invitant à un jeu élégant, souple et délicatement chantant.
Ornement classique de quatre notes encadrant une note principale, créant un balancement gracieux et décoratif autour de la mélodie.
Danse cubaine à deux temps, rythme caractéristique "noire pointée — croche — deux croches". Née à La Havane au XIXe siècle.
Sons aigus qui vibrent en même temps qu'une note fondamentale et composent la richesse de son timbre.
Écriture où toutes les voix suivent le même rythme, avançant ensemble en blocs d'accords bien alignés.
Pièce de caractère aux humeurs changeantes, alternant fantaisie, gaieté et passages plus rêveurs.
Effet rythmique consistant à superposer deux groupements de trois temps en un groupement de deux temps, créant une ambiguïté binaire/ternaire.
Reprise d'un motif par une autre voix, décalée dans le temps, chaque voix répétant ce que la précédente a énoncé.
Pièce courte pour piano au caractère improvisé, sans forme imposée, popularisée par Schubert et Chopin au XIXᵉ siècle.
Indication italienne signifiant « en pressant » : accélérer peu à peu en serrant l'élan et la tension.
Capacité à confier à chaque main un geste, une dynamique ou un phrasé distinct, sans que l'une contamine l'autre.
Pièce brève de caractère intime ; à l'origine, divertissement intercalé entre les actes d'un spectacle.
Écart de hauteur entre deux sons, mesuré en degrés et qualifié de majeur, mineur, juste, augmenté ou diminué.
Pièce contrapuntique brève à deux ou trois voix, fondée sur le développement d'un motif unique.
Caractère « en pleurs » : jeu éploré, tendre et retenu, où la ligne semble sangloter doucement.
Indication de tempo italienne signifiant « un peu large », sensiblement moins lent que Largo, situé entre Largo et Adagio, autour de 60-66 BPM.
Indication de tempo signifiant « large, ample », l'un des plus lents tempos musicaux, autour de 40-60 battements par minute.
Indication d'articulation demandant de jouer les notes de manière liée, sans interruption sonore entre elles.
« Léger » : jeu aérien, aux doigts agiles et au toucher délié, sans appui ni pesanteur.
Indication de tempo italienne signifiant « lent », plus lent que l'Adagio, généralement entre 40 et 60 battements par minute.
Trait courbe reliant deux ou plusieurs notes ; selon les notes concernées, elle indique le legato ou la prolongation d'une même hauteur.
Forme musicale allemande désignant une mélodie chantée avec accompagnement piano, popularisée par Schubert et reprise dans des transcriptions pour piano seul.
Petits traits ajoutés au-dessus ou au-dessous de la portée pour noter les notes qui dépassent ses cinq lignes.
Danse populaire autrichienne et allemande à trois temps, lente et rustique, ancêtre direct de la valse dont elle partage le balancement ternaire.
Indication italienne signifiant « majestueux », demandant un tempo modéré associé à une expression grave, solennelle, presque cérémoniale.
Technique où les deux mains se relaient rapidement sur une même figure, chacune jouant à tour de rôle pour créer un flux continu.
Notes nettement accentuées et bien détachées, sans aller jusqu'au sforzando.
Marche lente et solennelle, en mode mineur, rythme pointé caractéristique. Accompagne traditionnellement les cortèges funéraires.
Répétition d'un même dessin transposé par degrés successifs : la même figure remonte ou descend l'échelle.
Jeu « martelé » : chaque note attaquée avec force et netteté, détachée de la suivante, comme frappée au marteau.
Caractère martial : jeu ferme, rythme carré et accents nets, à la manière d'une marche décidée.
Danse polonaise à 3/4 d'origine populaire, caractérisée par un accent rythmique sur le 2ᵉ ou 3ᵉ temps, immortalisée par Chopin au piano.
« Moins animé » : ralentissement du tempo vers une allure plus posée, instaurée d'un seul coup.
Danse française élégante à 3/4, popularisée à la cour de Louis XIV, devenue mouvement standard des sonates classiques de Haydn, Mozart, Beethoven.
Mise en musique des cinq parties chantées de la liturgie catholique : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus et Agnus Dei.
Unité de découpage du temps musical regroupant un nombre fixe de pulsations, séparée par une barre de mesure verticale sur la portée.
Mesure dont chaque temps se divise en deux parties égales, comme 2/4, 3/4 ou 4/4. C'est le cas le plus courant du répertoire.
Mesure dont chaque temps se divise naturellement en trois (6/8, 9/8, 12/8), par opposition à la mesure simple où le temps se divise en deux.
Mesure dont chaque temps se divise en trois parties égales, comme 6/8, 9/8 ou 12/8. Elle produit un balancement caractéristique.
« À mi-voix » : une demi-sonorité, voilée et intime, à mi-chemin entre le chant pleinement timbré et le murmure.
Nuance moyennement forte (mf), entre mezzo-piano et forte.
Nuance italienne signifiant « moyennement doux » (abrégée mp), située entre piano (doux) et mezzo-forte (moyennement fort).
Mode musical ancien construit en partant du 2ᵉ degré d'une gamme majeure (Ré-Ré sur les blanches), de caractère mineur mais lumineux.
Mode musical ancien construit en partant du 4ᵉ degré d'une gamme majeure (Fa-Fa sur les blanches), reconnaissable à sa 4ᵉ augmentée mystique.
Mode musical caractérisé par sa tierce majeure (4 demi-tons entre la tonique et la médiante), associé à des couleurs joyeuses et solaires.
Mode musical caractérisé par sa tierce mineure (3 demi-tons entre tonique et médiante), associé à des couleurs mélancoliques ou dramatiques.
Mode construit sur le cinquième degré de la gamme majeure : une gamme majeure dont le septième degré est abaissé d'un demi-ton.
Mode ancien construit sur le troisième degré de la gamme majeure, reconnaissable à la seconde mineure qui surplombe sa tonique.
Mode construit sur le sixième degré de la gamme majeure, identique à la gamme mineure naturelle : de la à la sur les touches blanches.
Indication de tempo signifiant que le morceau doit être joué à une vitesse modérée, ni trop lente ni trop rapide.
Passage harmonique d'une tonalité à une autre au cours d'une œuvre, ressort majeur de la dramaturgie tonale.
Courte pièce de caractère, spontanée et lyrique, saisissant une humeur ou une impression fugitive.
Musique à une seule ligne mélodique, soit une voix nue, soit un chant soutenu par un simple accompagnement.
Ornement bref alternant la note écrite et sa voisine inférieure (ou supérieure).
« En mourant » : la sonorité s'éteint peu à peu, souvent en ralentissant, jusqu'au silence.
Cellule mélodique ou rythmique brève, la plus petite unité reconnaissable qui sert de germe au développement d'une pièce.
Pièce fondée sur un flux ininterrompu de notes rapides et égales, du premier accord à la dernière mesure ; en italien moto perpetuo.
Troisième degré d'une gamme. Située à mi-chemin entre tonique et dominante, elle détermine si le mode est majeur ou mineur.
Outil mécanique ou électronique produisant un battement régulier ajustable, allié du pianiste pour stabiliser et travailler le tempo.
« Rien » : extinction totale du son, souvent notée « al niente » pour une décroissance jusqu'au silence absolu.
Pièce instrumentale au caractère rêveur, évocatrice de la nuit.
Figure de note valant un temps dans les mesures les plus courantes (4/4, 3/4, 2/4). C'est l'unité de pulsation de référence.
Articulation intermédiaire : les notes ne sont ni liées ni piquées, chacune détachée légèrement de la suivante, sans silence marqué.
Note étrangère à l'accord placée entre deux notes réelles éloignées d'une tierce, qu'elle relie par mouvement conjoint sans faire partie de l'harmonie.
Note suivie d'un point qui allonge sa durée de moitié : une noire pointée vaut une noire plus une croche, soit trois croches.
Note qui n'appartient pas à l'accord en cours et crée une dissonance passagère avant de rejoindre une note de l'harmonie.
Répétition rapide d'une même note. Demande un changement de doigt et une précision du mécanisme du clavier.
Pièce romantique de forme libre enchaînant plusieurs épisodes contrastés, comme les chapitres d'un court récit.
Indication d'intensité sonore, du pianissimo au fortissimo, notée par des lettres italiennes abrégées sous la portée.
Intervalle de huit notes successives, séparant deux sons de même nom dont le plus aigu vibre exactement deux fois plus vite que le grave.
Figure où les deux notes d'une octave sont jouées successivement plutôt que simultanément, en alternance rapide.
Doublure d'une ligne à l'octave, ou jeu en octaves : la même mélodie sonne renforcée, plus large et plus brillante.
Œuvre de théâtre entièrement ou largement chantée, réunissant musique, drame, décors et mise en scène sur un livret.
Vaste œuvre religieuse pour solistes, chœur et orchestre, racontant un sujet sacré sans mise en scène ni décor.
Passage alternatif noté sur une petite portée au-dessus du texte principal, proposé comme variante d'exécution par le compositeur ou l'éditeur.
Motif musical court (mélodique ou rythmique) répété obstinément tout au long d'un passage, créant une trame hypnotique persistante.
Morceau orchestral qui ouvre un opéra, un oratorio ou une suite, ou pièce de concert indépendante bâtie sur ce modèle.
Suite de danses baroque, parfois précédée d'un prélude développé ; terme parfois synonyme de variation.
Forme musicale baroque proche de la chaconne, basée sur une basse mélodique obstinée variée, originaire d'Espagne et stylisée par Bach et Haendel.
Technique de doigté qui fait glisser le pouce sous la main pour enchaîner gammes et arpèges sans rupture.
Danse baroque d'origine bretonne, vive et à trois temps, proche du menuet mais plus rapide ; on la trouve dans les suites pour clavier.
Danse lente et solennelle de la Renaissance, en mesure binaire, popularisée à la cour espagnole puis revisitée par Fauré et Ravel au XXᵉ siècle.
Gamme musicale composée de seulement 5 notes par octave, omniprésente dans les musiques traditionnelles du monde et le blues/jazz.
Indication demandant de laisser le son se perdre : ralentir et diminuer ensemble jusqu'à l'extinction.
Indication « pesant », « lourd » : jouer avec poids et gravité, chaque note appuyée, le phrasé volontairement alourdi.
Unité de sens musical, comparable à une phrase du langage : elle possède un début, une direction et un point d'arrivée.
Art de découper et d'articuler les phrases musicales avec sens et expression, équivalent musical de la ponctuation et de la respiration parlée.
Indication de nuance signifiant très doucement, notée pp sur la partition.
Indication de nuance signifiant « doux » en italien, notée p sur une partition, demandant au pianiste de jouer avec peu d'intensité sonore.
« Plus animé » : accélération du tempo, le discours gagne soudain en mouvement.
Signe (un demi-cercle surmonté d'un point) prolongeant une note ou un silence au gré de l'interprète.
Danse polonaise solennelle en 3/4, caractérisée par un rythme dactylique martial et une grande noblesse, sublimée par Chopin au piano.
Écriture musicale superposant plusieurs lignes mélodiques indépendantes simultanées, par opposition à l'écriture monodique ou homophonique.
Superposition de plusieurs rythmes indépendants joués simultanément, technique d'écriture exigeant une indépendance mentale des deux mains.
Caractère pompeux et solennel : jeu ample, grave et majestueux, au débit large et à l'appui plein.
Passage de transition entre deux sections principales d'une œuvre. Module souvent vers une nouvelle tonalité ou prépare une nouvelle idée.
Ornement ancien consistant à relier deux notes par une petite note d'appoint jouée avant le temps, ancêtre français de l'appoggiature préparée.
Articulation intermédiaire entre legato et staccato : les notes sont posées, détachées avec douceur sans être piquées.
Ensemble de cinq lignes parallèles et de leurs interlignes sur lequel se note la hauteur des sons.
Superlatif de presto : le tempo le plus rapide du vocabulaire courant, à la limite du jouable.
Indication de tempo signifiant très rapide, parmi les plus élevés de l'échelle des vitesses musicales.
Pièce introductive courte, devenue forme libre indépendante au XIXe siècle.
Battement régulier sous-jacent à la musique, sur lequel se règlent toutes les durées. C'est ce qu'on tape du pied en écoutant.
Mécanismes au pied du piano modifiant le son : pédale forte, una corda, tonale.
Note tenue, souvent à la basse, maintenue sous des accords qui changent : elle crée tension puis résolution.
Unité de construction faite de deux phrases complémentaires, l'antécédent qui pose une question et le conséquent qui y répond.
Intervalle de quatre degrés (Do-Fa), consonant lorsqu'il est juste, mais traité comme dissonance à résoudre dans le contrepoint classique.
Intervalle musical de 5 degrés diatoniques, soit 7 demi-tons pour la quinte juste, base de la consonance et de tout le système tonal occidental.
Intervalle de quinte juste sans tierce : sonorité nue, ni majeure ni mineure, souvent archaïsante.
Groupe de cinq notes égales jouées dans la durée que la mesure accorde normalement à quatre, signalé par le chiffre 5.
Ralentissement progressif du tempo, souvent abrégé « rall. ». Proche du ritardando, avec parfois une nuance plus large et expressive.
Portion de l'étendue sonore ayant une couleur propre : grave, médium ou aigu, pour une voix comme pour le clavier.
Disposition d'un accord où la note la plus grave n'est pas la fondamentale, permettant de varier la sonorité d'un accord sans changer ses notes.
Répétition d'une section entière, signalée par deux barres et deux points ; désigne aussi le retour d'un thème après un épisode contrastant.
Messe des morts de la liturgie catholique, mise en musique pour chœur et orchestre, du plain-chant aux grandes fresques romantiques.
Note prolongée sur l'accord suivant, dissonante, qui doit résoudre par mouvement conjoint descendant. Variante française de la suspension.
Pièce libre et contrastée, d'un seul tenant, souvent inspirée d'un fonds populaire ou national.
Danse française vive et gaie à deux temps, d'origine provençale, intégrée aux suites baroques pour son caractère alerte et bondissant.
« Résolu » : jeu ferme, décidé, aux contours rythmiques nets et à l'accentuation affirmée.
Indication italienne (abrégée rit.) demandant un ralentissement progressif du tempo, souvent vers la fin d'une phrase ou d'un mouvement.
Indication d'un ralentissement, mais soudain et localisé, sur quelques notes seulement.
Refrain instrumental qui revient entre les épisodes, ramenant le même passage comme un point de repère.
Pièce instrumentale courte d'expression lyrique et sentimentale, de caractère chantant, popularisée par les romantiques pour le piano et le violon.
Figure de note la plus longue en usage courant : elle vaut quatre temps dans une mesure à 4/4, soit une mesure entière.
Forme musicale où un thème principal alterne avec des couplets contrastants.
Souplesse rythmique expressive consistant à ralentir et accélérer subtilement le tempo pour servir la musicalité, sans rompre la pulsation.
Organisation du temps musical en valeurs courtes et longues, accentuées et non accentuées, qui structure le déroulement d'une œuvre.
Style d'écriture imitant la déclamation parlée. Rythme libre, mélodie suivant les inflexions du discours, accompagnement réduit.
Troisième section de la forme sonate, où les thèmes de l'exposition reviennent, cette fois réunis dans la tonalité principale.
Détente d'une dissonance vers une consonance. Mouvement attendu qui clôt une tension harmonique et donne sens à la progression.
Prolongement et enrichissement d'un son par la vibration sympathique d'autres cordes ou d'un corps sonore.
Danse lente baroque en 3/4 caractérisée par un accent appuyé sur le 2ᵉ temps, intégrée aux suites baroques avec une expressivité contemplative.
Indication italienne signifiant « en plaisantant », demandant un jeu léger, enjoué et espiègle, avec un caractère vif et souriant.
Mouvement rapide et enjoué, traditionnellement à trois temps, parfois sombre.
Intervalle de deux degrés voisins, soit un ton (seconde majeure) soit un demi-ton (seconde mineure), la plus petite distance de la gamme.
Indication « simplement » : jouer sans emphase ni ornement affecté, avec naturel et sobriété.
Septième degré de la gamme majeure, situé un demi-ton sous la tonique, qu'il tend fortement à rejoindre.
Intervalle musical de 7 degrés diatoniques, dissonance centrale du langage tonal, base des accords de septième (V7, etc.) à résolution obligatoire.
Accord de dominante avec une septième mineure ajoutée. Son triton interne exige une résolution sur la tonique : moteur de la musique tonale.
Accord de quatre sons empilant trois tierces mineures, tendu et instable, prisé pour moduler ou dramatiser une harmonie.
Groupe de six notes égales jouées dans le temps normalement occupé par quatre notes de même valeur, division exceptionnelle notée par un chiffre 6.
Indication italienne (abrégée sf, sfz ou fz) demandant un accent appuyé et brutal sur une note précise, plus fort que le contexte.
Pièce au rythme balancé en 6/8 ou 12/8, de caractère pastoral et mélancolique, souvent en mode mineur.
Accord parfait majeur bâti sur le deuxième degré abaissé. Sonorité sombre et tendue, héritée de l'opéra napolitain du XVIIe siècle.
Intervalle de six degrés (Do-La en sixte majeure), sonorité chaleureuse et chantante très prisée pour les mélodies et les tierces doublées à la sixte.
Indication demandant d'éteindre le son : le volume décroît et souvent le tempo ralentit, comme une flamme qui s'éteint.
Œuvre instrumentale en plusieurs mouvements, basée sur la forme-sonate classique.
Petite sonate, de dimensions et de difficulté réduites, souvent destinée à l'apprentissage du piano.
La plus aiguë des voix, celle des femmes et des enfants, brillante dans le haut de la tessiture.
Indication italienne signifiant « soutenu », demandant un tempo retenu et un legato profond, souvent associé à une expressivité grave.
« À voix basse » : jeu feutré et confidentiel, comme un murmure retenu au bord du silence.
Silence d'une durée d'un temps, équivalent rythmique de la noire. Il impose de ne rien jouer pendant toute la valeur.
Quatrième degré d'une gamme. Avec tonique et dominante, elle forme le trio harmonique de base de la musique tonale occidentale.
Forme extrême du staccato : les notes sont détachées au maximum, très brèves et piquées, presque sèches.
Indication d'articulation demandant de jouer chaque note de façon brève et détachée, en réduisant sa durée réelle à environ la moitié de sa valeur écrite.
Notes détachées mais moelleuses, jouées sous une liaison avec des points : à la fois liées et posées.
Procédé de fugue où les entrées du sujet se chevauchent, une voix lançant le thème avant que la précédente ne l'ait fini, ce qui resserre la polyphonie.
Indication italienne (abrégée string.) demandant une accélération du tempo avec intensification simultanée, plus marquée qu'un simple accelerando.
Indication italienne signifiant « soudain », utilisée avec une nuance ou un caractère pour signaler un changement brutal et immédiat sans transition.
Changer de doigt sur une touche déjà enfoncée, sans réattaquer, pour prolonger un legato ou libérer la main.
Recueil de pièces brèves enchaînées, à l'origine constituées de danses contrastées de tempi différents, typique du répertoire baroque.
Thème principal d'une fugue, énoncé seul par une voix puis repris tour à tour par les autres, matériau de base autour duquel tout l'édifice se construit.
Note tenue d'un accord à l'autre qui devient dissonante avant de résoudre. Procédé classique pour adoucir le passage harmonique.
Grande œuvre pour orchestre, le plus souvent en quatre mouvements, née au XVIIIe siècle et devenue le sommet de la musique instrumentale.
Décalage rythmique consistant à accentuer un temps faible ou un contretemps, créant la tension caractéristique du jazz et du blues.
Pièce ou suite de caractère léger, jadis destinée au soir et au plein air, souvent pour ensemble d'instruments à vent ou à cordes.
Danse italienne du sud, très rapide, à 6/8. Tempo vertigineux, motif perpétuel de croches, caractère endiablé.
"Thème et variations" en italien. Forme reposant sur l'exposition d'un thème suivi de transformations successives qui en conservent la structure.
Vitesse à laquelle une œuvre doit être jouée, indiquée par un mot italien ou un nombre de battements par minute (BPM).
Souplesse expressive du tempo : on retarde certaines notes et on en presse d'autres, sans perdre le sentiment de la pulsation d'ensemble.
Hiérarchie des temps : certains portent un appui naturel (temps forts), d'autres restent légers (temps faibles), une pulsation qui organise le rythme.
Système d'accord ajustant les intervalles d'une gamme pour rendre jouables plusieurs tonalités sur un instrument à sons fixes.
Indication « tendrement » : un jeu délicat et affectueux, la mélodie caressée avec douceur, sans emphase.
Maintenir la note sur toute sa valeur, voire légèrement plus longtemps.
Étendue de notes utilisée par une œuvre ou un instrument, qui détermine sa zone d'expression principale (grave, médium, aigu).
Idée musicale principale d'une œuvre, suffisamment caractérisée pour être reconnue à chacun de ses retours et servir de base au développement.
Intervalle musical de 3 degrés diatoniques, fondement de la distinction entre mode majeur (tierce de 4 demi-tons) et mineur (3 demi-tons).
Suite de tierces jouées simultanément par une même main, créant une mélodie épaissie. Technique exigeante pour le legato.
Couleur propre d'un son qui fait distinguer deux instruments jouant la même note à la même force.
Forme musicale virtuose pour clavier, caractérisée par des traits rapides, des accords contrastés et un caractère brillant et improvisé.
Hiérarchie d'attraction entre les 12 notes autour d'une note centrale appelée tonique, base du système musical occidental classique.
Tonalité majeure et tonalité mineure partageant la même armure, comme do majeur et la mineur, distantes d'une tierce mineure.
Tonalités proches d'un ton donné, ne différant que d'une altération à l'armure, vers lesquelles la modulation est la plus naturelle.
Premier degré d'une gamme, note de référence qui donne son nom à la tonalité et son point de repos.
Manière individuelle de poser les doigts sur les touches, déterminant la qualité sonore et l'expressivité d'un pianiste de manière irréductible.
« Tranquille » : indication appelant un jeu calme, paisible et détendu, sans hâte.
Déplacement d'un passage ou d'une œuvre entière vers une autre hauteur, en conservant exactement ses intervalles et son dessin.
Ornement consistant en une alternance rapide entre la note écrite et sa voisine supérieure.
Section centrale et contrastante d'un menuet ou d'un scherzo, encadrée par la reprise da capo de la première partie.
Groupe de trois notes égales jouées dans le temps normalement occupé par deux, créant un balancement ternaire dans un contexte binaire.
Intervalle de 3 tons entiers (6 demi-tons), historiquement appelé « diabolus in musica » pour sa dissonance extrême, pourtant au cœur de la cadence tonale.
Effet musical consistant en la répétition très rapide d'une note ou en l'alternance accélérée entre deux notes, créant une vibration sonore.
Chevauchement de deux gestes ou de deux voix, l'un commençant avant que l'autre finisse, pour une continuité sans rupture.
La plus aiguë des voix d'homme ordinaires, éclatante dans le haut, entre l'alto et la basse.
Danse à 3/4 originaire d'Autriche, caractérisée par son balancement et son accent sur le 1ᵉʳ temps, omniprésente au piano romantique.
Forme dans laquelle un thème est repris transformé selon divers procédés.
Indication de tempo signifiant « vif et animé », plus rapide qu'Allegro mais moins que Presto, autour de 156-176 BPM.
Indication de tempo signifiant « vif », proche du vivace, souvent employée pour colorer un mouvement déjà rapide.
Chant sur une voyelle, sans paroles, servant d'exercice ou de pièce de concert à part entière.
Note étrangère brève quittant l'accord par degré conjoint avant de sauter sur la note réelle suivante.
Danse vive à deux temps, en vogue dans les bals européens vers 1800 ; Beethoven, Schubert et Chopin en ont laissé pour piano.
Pièce conçue pour travailler une difficulté technique précise, devenue genre artistique.