Grande valse brillante Op. 18 en mi bémol majeur
Frédéric Chopin
Publiée en 1834, c'est la première valse que Chopin livre à l'impression, et le modèle de ce qu'il appellera la valse brillante : une musique de bal transformée en pièce de concert, trop rapide et trop ornée pour qu'on puisse réellement y danser. Après une fanfare d'appel qui installe le mi bémol majeur, les thèmes s'enchaînent sans temps mort : une mélodie bondissante ponctuée d'accents, un épisode plus chantant, un autre en notes répétées, puis le retour du premier avec une coda éclatante. Chopin a vingt-quatre ans, il vient de s'installer à Paris, et cette valse fait de lui l'un des compositeurs à la mode des salons. Berlioz, Liszt et Schumann la remarquent aussitôt. Elle reste l'une des valses les plus jouées, et l'une des plus exigeantes en endurance : le tempo ne retombe jamais.