A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8
Domaine public · 100 % légal · sans inscription

Partitionsde pianogratuites · libres · légales

Une bibliothèque dédiée aux œuvres du domaine public : les grands compositeurs classiques, désormais libres de droits, à télécharger sans condition.

490
Partitions
70
Compositeurs
345
Termes lexique
55
Articles
Sélection récente

Grande valse brillante Op. 18 en mi bémol majeur

Frédéric Chopin

Publiée en 1834, c'est la première valse que Chopin livre à l'impression, et le modèle de ce qu'il appellera la valse brillante : une musique de bal transformée en pièce de concert, trop rapide et trop ornée pour qu'on puisse réellement y danser. Après une fanfare d'appel qui installe le mi bémol majeur, les thèmes s'enchaînent sans temps mort : une mélodie bondissante ponctuée d'accents, un épisode plus chantant, un autre en notes répétées, puis le retour du premier avec une coda éclatante. Chopin a vingt-quatre ans, il vient de s'installer à Paris, et cette valse fait de lui l'un des compositeurs à la mode des salons. Berlioz, Liszt et Schumann la remarquent aussitôt. Elle reste l'une des valses les plus jouées, et l'une des plus exigeantes en endurance : le tempo ne retombe jamais.

9 pages

Danses populaires roumaines Sz. 56 — No. 2 « Brâul »

Béla Bartók

Entre 1910 et 1914, Bartók parcourt les villages de Transylvanie avec un phonographe pour enregistrer les musiciens paysans. De ces relevés naissent en 1915 les six Danses populaires roumaines, dont ce Brâul est la deuxième. Le mot désigne une ceinture d'étoffe, et par extension une danse en ronde où les danseurs se tiennent par la taille. La mélodie, jouée à l'origine sur un violon ou une flûte de berger, tourne sur quelques notes et se répète, comme dans la musique de village. L'harmonisation de Bartók est d'une sobriété radicale : la main gauche ne place que de rares accords secs, sur les temps, sans jamais remplir. Tout l'intérêt vient du rythme et de la couleur modale de la mélodie. La pièce tient en une page et dure moins d'une minute : c'est l'une des meilleures portes d'entrée dans la musique du vingtième siècle.

5.0
1 page

L'Art de la fugue — Contrapunctus I, BWV 1080

Johann Sebastian Bach

L'Art de la fugue, publié en 1751 après la mort de Bach, explore les ressources d'un unique thème en ré mineur pendant toute une œuvre. Le Contrapunctus I en est la première pièce, et l'énoncé le plus simple de ce sujet. Quatre voix l'exposent l'une après l'autre, dans l'ordre alto, soprano, basse, ténor. Il n'y a ici ni renversement, ni augmentation, ni artifice : une fugue d'école, d'une clarté totale, que Bach place en ouverture comme on présente les personnages d'une pièce de théâtre. Le recueil est gravé en partition ouverte, chaque voix sur sa propre portée, ce qui a longtemps fait débattre de l'instrument visé. La plupart des musiciens s'accordent aujourd'hui pour y voir de la musique de clavier. C'est la porte d'entrée naturelle de l'œuvre, et l'une des rares pièces du recueil accessibles à un pianiste de niveau intermédiaire.

9 pages

L'Art de la fugue — Contrapunctus II, BWV 1080

Johann Sebastian Bach

Deuxième pièce de L'Art de la fugue, ce contrapunctus reprend exactement le thème en ré mineur exposé au début du recueil, mais le pare d'un rythme pointé qui change tout son caractère. Ce balancement long-bref, emprunté à l'ouverture à la française, donne à la pièce une allure de marche solennelle là où le Contrapunctus I avançait d'un pas égal. Bach démontre ainsi qu'un même sujet peut changer de visage sans changer une seule note. L'écriture reste à quatre voix, gravée sur quatre portées dans l'édition de 1751, et la fugue suit le plan d'école : exposition, épisodes, réentrées du thème dans chaque voix. Pour le pianiste, la difficulté principale est rythmique : tenir le pointé avec exactitude d'un bout à l'autre, sans le transformer en triolet ni le raidir.

5 pages

L'Art de la fugue — Contrapunctus III, BWV 1080

Johann Sebastian Bach

Dans cette troisième fugue du recueil, Bach retourne son thème : ce qui montait descend, ce qui descendait monte. Le sujet est énoncé en miroir, procédé que les musiciens appellent renversement. L'effet n'est pas seulement technique. La ligne renversée sonne plus plaintive que l'original, et Bach l'accompagne d'un contre-sujet chromatique, plein de demi-tons glissants, qui installe une couleur inquiète très différente des deux pièces précédentes. Les syncopes y sont nombreuses : les voix entrent à contretemps, se décalent, et l'oreille perd un instant l'appui de la mesure avant que la cadence ne la remette d'aplomb. C'est la première pièce de L'Art de la fugue où l'on sent que le cycle ne sera pas une simple démonstration d'école, mais un parcours expressif.

3 pages

L'Art de la fugue — Contrapunctus IV, BWV 1080

Johann Sebastian Bach

Quatrième et dernière des fugues simples qui ouvrent L'Art de la fugue, cette pièce est aussi la plus développée. Le thème y apparaît de nouveau renversé, mais Bach lui adjoint un motif de notes répétées qui revient sans cesse et finit par donner son allure à toute la fugue. Les épisodes s'allongent, les séquences se répondent d'une voix à l'autre, et le discours prend une ampleur que les trois premiers contrapunctus n'avaient pas. On y entend déjà le compositeur qui déborde le cadre de la démonstration. Cette fugue n'apparaît pas dans le manuscrit autographe conservé de l'œuvre : Bach l'a ajoutée au moment de préparer l'édition gravée, publiée en 1751, après sa mort. Elle demande de l'endurance, une conduite de voix claire, et la capacité de garder le fil d'un discours long.

5 pages
Manifeste

Pourquoi ce site

Le piano est l'instrument le plus joué au monde. Pourtant, accéder à ses partitions reste un casse-tête : éditions modernes verrouillées par le droit d'auteur, sites pirates douteux, scans illisibles. Tout cela alors que la quasi-totalité du grand répertoire — Bach, Mozart, Beethoven, Chopin, Debussy — est tombé dans le domaine public depuis des décennies.

Piano Partitionrassemble dans une seule bibliothèque les partitions de piano libres de droits, accompagnées d'une écoute YouTube, d'un aperçu PDF et de conseils pédagogiques adaptés au niveau. Notre logique éditoriale tient en trois principes simples :

  • Vérification du domaine public. Nous publions uniquement des œuvres dont les compositeurs sont décédés depuis plus de 70 ans, et dont l'engraving(la version gravée du score) est elle aussi libre — sur IMSLP ou Mutopia. Pas d'arrangement protégé, pas de mise en page récente sous copyright.
  • Pédagogie réelle. Chaque partition s'accompagne d'un guide « comment jouer » pas à pas, d'un niveau précis (et pas une mention bateau « intermédiaire »), et d'un lexique pour décoder le vocabulaire technique au fil de la lecture.
  • Aucune barrière. Pas d'inscription, pas de quota, pas de version « premium ». Le site est financé par une publicité légère et non intrusive. Le reste, c'est du temps offert.

« La musique commence là où les mots s'arrêtent. » — Heinrich Heine

Ailleurs

Un article invité chez Les Clés du Piano

Marie-Cécile Baritou, professeure de piano, nous a ouvert son blog pour parler de ce qui vient après les premières leçons : comment choisir des morceaux à sa portée, et construire un vrai répertoire plutôt qu'une liste de pièces abandonnées en chemin.

Quels morceaux jouer après les premières leçons ? →
Notre engagement

Uniquement du domaine public.

Chaque partition de ce catalogue est libre de droits — soit parce que son compositeur est décédé depuis plus de 70 ans, soit parce qu'elle a été explicitement libérée par ses ayants droit.

01

Légal

Téléchargement et utilisation libres, partout, pour toujours. Aucun risque juridique.

02

Gratuit

Aucun frais, aucune inscription, aucun paywall. Téléchargements illimités.

03

Fiable

Sources de confiance uniquement (IMSLP, Mutopia, archives officielles). Qualité vérifiée.