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Catalogue

Toutes les partitions

476 partitions de piano gratuites du domaine public

Fugue en ut majeur, BWV 952

Johann Sebastian Bach

Cette petite fugue en ut majeur appartient au groupe des pièces brèves que Bach écrivait pour l'enseignement, sans doute dans les années de Köthen ou de Weimar. Elle n'a ni le poids des fugues du Clavier bien tempéré ni leurs ambitions, et c'est précisément ce qui la rend précieuse. Le sujet est court, gai, presque dansant, et se prête à une écriture à trois voix aérée. Les épisodes qui relient les entrées sont eux aussi légers, construits sur des séquences qui montent et descendent sans détour. Trois voix seulement, dans une tonalité sans altération, des valeurs régulières : tous les ingrédients de la fugue sont là, mais à l'échelle d'un pianiste qui en aborde une pour la première fois. C'est une excellente porte d'entrée avant les Inventions à trois voix et, plus tard, le Clavier bien tempéré.

3 pages

Variations Goldberg — Variation 20 a 2 Clav., BWV 988

Johann Sebastian Bach

Publiées en 1741 comme quatrième partie de la Clavier-Übung, les Variations Goldberg déroulent trente variations sur la basse d'une aria. La vingtième est de celles que Bach destine explicitement aux deux claviers du clavecin. C'est une pièce de virtuosité pure : des triolets de doubles croches qui roulent sans interruption, passant d'une main à l'autre, avec des croisements permanents. Sur un clavecin à deux claviers, les mains évoluent à des étages différents et ne se gênent pas. Sur un piano, elles occupent le même espace, et c'est là que tout se complique. Elle arrive aux deux tiers du recueil, entre une variation lente et le canon à la sixte, comme une décharge d'énergie au milieu d'une architecture très construite. Le nom de Goldberg vient d'une anecdote rapportée par le premier biographe de Bach, aujourd'hui discutée : un jeune claveciniste aurait joué ces pages pour un comte insomniaque.

2 pages

Menuet en la mineur, BWV Anh. 120

Johann Sebastian Bach

Ce menuet anonyme cache un joli procédé d'écriture : la main gauche imite la droite. La droite ouvre la phrase sur un rythme pointé (la, si, do), et la gauche reprend exactement ce geste une mesure plus tard, comme dans un canon. Le même jeu revient au début de la seconde partie, en do majeur cette fois. Sous la mélodie, les mesures 5 à 10 font entendre une basse en noires répétées qui descend demi-ton par demi-ton, de la jusqu'à mi. Cette ligne chromatique, qu'on appelle basse de lamento, donne à la pièce sa teinte mélancolique. La lecture est aisée puisque la mineur n'a aucune altération à la clé. La fin demande en revanche plus d'attention : dans les dernières lignes, des trilles apparaissent tour à tour à la droite et à la gauche, sur des notes pointées.

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Menuet en ut mineur, BWV Anh. 121

Johann Sebastian Bach

Le dernier menuet de cette série du Petit Livre d'Anna Magdalena (1725) est aussi le plus grave. Son auteur est inconnu, et il se distingue de ses voisins par une écriture en grande partie en noires : peu de croches, un seul trille, un rythme d'une grande simplicité. La difficulté est ailleurs, dans la lecture. Ut mineur porte trois bémols, et la pièce les modifie sans cesse par des bécarres et des dièses. Dès la cinquième mesure, la main gauche descend par demi-tons (si bémol, la, la bémol, sol), un chromatisme qui donne à ce menuet son caractère sombre. C'est une bonne pièce pour qui lit déjà bien les rythmes et veut progresser dans le repérage des altérations accidentelles, sans que la technique vienne compliquer l'exercice.

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Fugue No. 1 en ut majeur, BWV 846 (Le Clavier bien tempéré, Livre I)

Johann Sebastian Bach

Cette fugue à quatre voix suit immédiatement le prélude en do majeur, le plus connu de tout le recueil, et forme avec lui la porte d'entrée du Clavier bien tempéré (1722). Elle est brève, vingt-sept mesures, et pourtant elle passe pour un sommet de l'écriture fuguée. Sa particularité : elle est presque entièrement faite de son sujet. Là où une fugue ordinaire alterne entrées du thème et épisodes de transition, celle-ci enchaîne les entrées en strette, c'est-à-dire que chaque voix reprend le sujet avant que la précédente l'ait terminé. Le résultat est d'une densité rare, sans un instant de remplissage. Les quatre voix tiennent dans deux mains, ce qui suppose de faire entendre chaque entrée du sujet quelle que soit la main qui la joue. C'est le vrai travail de cette pièce. Un premier contact idéal avec la fugue, à condition de la lire lentement et de ne pas se fier à sa brièveté.

2 pages

Prélude No. 20 en la mineur, BWV 865 (Le Clavier bien tempéré, Livre I)

Johann Sebastian Bach

Vingtième pièce du recueil que Bach réunit en 1722, ce prélude tient de la toccata. Pas de mélodie chantée, pas d'accompagnement : un flot continu de doubles croches qui court d'un bout à l'autre, réparti entre les deux mains. Bach y déroule une harmonie qui module sans cesse, portée par une basse qui descend par paliers. La pièce paraît improvisée, comme un musicien qui essaie son instrument avant de jouer, et c'est précisément l'esprit du prélude au sens ancien du mot. Elle s'achève sur un large accord arpégé qui annonce la fugue en la mineur, la plus longue du recueil. Les deux pièces se jouent d'ordinaire enchaînées, le prélude servant de mise en doigts à ce monument. Sa difficulté tient moins aux notes, régulières et logiques sous les doigts, qu'à la régularité du mouvement et à la conduite des changements d'harmonie.

2 pages

Fugue No. 20 en la mineur, BWV 865 (Le Clavier bien tempéré, Livre I)

Johann Sebastian Bach

Avec ses quatre-vingt-sept mesures, cette fugue à quatre voix est la plus longue du premier livre du Clavier bien tempéré. Bach y déploie à peu près tout ce que la forme permet : entrées en strette, sujet renversé, épisodes qui s'éloignent puis ramènent le thème. Son sujet, long et sinueux, tourne autour de la note la avant de redescendre. On l'entend passer de voix en voix pendant toute la pièce, parfois deux fois en même temps, jusqu'à une coda où la main gauche tient une pédale grave pendant que le reste s'agite au-dessus. Cette conclusion est si large que certains y ont vu une pièce d'orgue : la main gauche doit tenir une note pendant plusieurs mesures tout en continuant de jouer, ce qui suppose de répartir les voix entre les deux mains. C'est l'une des fugues les plus exigeantes du recueil, autant pour la mémoire que pour les doigts.

6 pages

Prélude No. 24 en si mineur, BWV 869 (Le Clavier bien tempéré, Livre I)

Johann Sebastian Bach

Ce prélude clôt le premier livre du Clavier bien tempéré, et il est le seul du recueil à porter une indication de mouvement : Andante. Bach, si avare de ce genre de précision, a tenu à orienter l'interprète. L'écriture est celle d'une sonate en trio : deux voix supérieures qui dialoguent au-dessus d'une basse en marche régulière. On croirait deux violons et un violoncelle transcrits au clavier, forme que Bach affectionnait et qu'il pratique ici avec une gravité particulière. La pièce est longue, en deux parties reprises, et son chromatisme annonce la fugue en si mineur qui la suit, dont le sujet contient les douze sons de la gamme. Les deux pièces referment ensemble un recueil commencé en do majeur : le chemin parcouru s'entend. Rien n'y est rapide, mais tout y demande une conduite de voix impeccable.

2 pages

Fugue No. 24 en si mineur, BWV 869 (Le Clavier bien tempéré, Livre I)

Johann Sebastian Bach

Dernière pièce du premier livre du Clavier bien tempéré, cette fugue à quatre voix est aussi la plus chromatique. Son sujet, lent et tourmenté, fait entendre les douze sons de la gamme avant de se refermer : deux siècles avant Schoenberg, Bach épuise ainsi tout l'espace sonore disponible. Le contre-sujet, en doubles croches régulières, tourne autour du thème comme une seconde voix obstinée. Les deux ne se quittent plus : partout où le sujet apparaît, cette guirlande l'accompagne. C'est une pièce longue, sombre, marquée Largo dans plusieurs sources, qui referme le recueil sur une note grave. Après vingt-quatre préludes et fugues parcourant toutes les tonalités, Bach ne conclut pas dans l'éclat mais dans la méditation. Sa difficulté est autant intellectuelle que digitale : il faut suivre quatre voix chromatiques sans jamais perdre le fil du sujet.

4 pages

Menuet en sol majeur, BWV Anh. 114

Johann Sebastian Bach

Voici sans doute le menuet le plus joué au monde, et pendant deux siècles il a porté le nom de Bach. Il figure bien dans le Petit Livre d'Anna Magdalena de 1725, mais des recherches menées dans les années 1970 l'ont retrouvé, avec son voisin en sol mineur, dans une suite pour clavecin de Christian Petzold, organiste à Dresde. Bach l'appréciait assez pour le faire entrer dans le cahier familial. Sa mélodie a même fait carrière loin du clavecin : en 1965, le groupe américain The Toys en a tiré « A Lover's Concerto », un succès international. La pièce compte trente-deux mesures, en deux parties de seize, chacune reprise. La main gauche se contente le plus souvent d'une ou deux notes longues par mesure, ce qui laisse toute l'attention à la droite, à ses montées en croches et aux petits ornements qui décorent la mélodie.

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Menuet en sol mineur, BWV Anh. 115

Johann Sebastian Bach

Ce menuet est le frère du célèbre menuet en sol majeur (BWV Anh. 114). Les deux se suivent dans le Petit Livre d'Anna Magdalena de 1725 et proviennent de la même suite pour clavecin de Christian Petzold, ce qui n'est pas le cas des autres menuets du cahier, dont l'auteur reste inconnu. On les enchaîne volontiers, le majeur puis le mineur, dans l'ordre où ils sont copiés. Il commence haut, sur un si bémol de la main droite, et descend par une phrase au ton un peu plaintif. La gauche, comme dans le menuet en sol majeur, tient surtout des notes longues. Le mode mineur amène en revanche davantage d'altérations accidentelles. Le fa dièse, qui tire l'oreille vers sol, revient très souvent, et la seconde partie fait apparaître des mi et des si bécarres en traversant d'autres tonalités. Les ornements sont aussi un peu plus nombreux que dans son jumeau en majeur.

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Menuet en sol majeur, BWV Anh. 116

Johann Sebastian Bach

Un peu plus loin que les deux menuets de Petzold, le Petit Livre d'Anna Magdalena de 1725 en contient un troisième en sol majeur, dont on ignore l'auteur. Il est bien moins joué, et c'est dommage : plus long et plus varié que son célèbre homonyme, il fait travailler les deux mains à égalité. Son idée principale est un arpège ascendant en croches que les mains se renvoient. La droite l'expose à la première mesure, la gauche lui répond à la deuxième, et ce relais revient plusieurs fois au fil de la pièce. La seconde partie s'aventure vers mi mineur, avec l'apparition de ré dièses, puis ramène l'arpège du début avant la cadence finale. Le menuet se referme ainsi sur son thème d'ouverture, ce qui le rend facile à mémoriser une fois la première page comprise.

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