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ornementation

Mordant

Ornement bref alternant la note écrite et sa voisine inférieure (ou supérieure).

Le mordant est un ornement bref : une alternance rapide de la note principale avec sa voisine — inférieure dans le cas le plus courant, supérieure pour ce qui revient alors à un trille très court. Graphiquement, le mordant inférieur s'écrit comme un petit zigzag horizontal barré d'un trait vertical ; le mordant supérieur reprend le même zigzag, sans le trait. Certaines éditions modernes précisent « inférieur » ou « supérieur » en toutes lettres pour lever l'ambiguïté.

L'exécution tient en trois notes très rapides : note principale, note voisine, retour à la principale, que l'on tient ensuite pour la durée écrite.

L'ornement abonde dans la musique baroque — Bach, Couperin, Scarlatti ; le « pincé » des clavecinistes français correspond au mordant inférieur. Mais il survit chez les classiques et les romantiques, où il donne un piquant rythmique à la note qu'il décore. Au piano, il réclame une grande précision digitale. Rien de pire qu'un mordant boueux.

Exemples

Bach : mordants fréquents dans les Inventions à 2 voix BWV 772-786, dans le Clavier bien tempéré. Couperin explique les mordants dans son L'Art de toucher le clavecin. Scarlatti en use abondamment dans ses Sonates.

De la théorie à la pratique

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