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Catalogue

Toutes les partitions

54 partitions de piano gratuites du domaine public

Prélude en ut dièse mineur, Op. 3 No. 2

Sergei Rachmaninoff

Le célèbre Prélude en ut dièse mineur Op. 3 No. 2 de Rachmaninoff fut composé en 1892 alors qu'il n'avait que 19 ans. Cette œuvre fit immédiatement sa célébrité internationale — au point que Rachmaninoff lui-même finit par la détester, ses publics du monde entier ne demandant que celle-ci. Le prélude s'ouvre sur trois coups de cloche redoutables (la-sol-ut), puis déploie un mouvement central agité avant un final monumental aux quatre portées. C'est l'archétype du romantisme russe sombre et grandiose.

8 pages

Tableaux d'une exposition - Promenade

Modest Mussorgsky

La Promenade qui ouvre les Tableaux d'une exposition (1874) de Moussorgski est l'une des pages les plus reconnaissables de la musique russe. Composée en mémoire de son ami peintre Viktor Hartmann, cette suite musicale évoque la promenade du compositeur dans une galerie d'exposition. La promenade est un thème en 5/4 et 6/4 alternés, écrit dans le mode russe modal, qui revient transformé entre les tableaux. Marqué Allegro giusto, nel modo russico, elle évoque la démarche solennelle d'un visiteur ému.

4 pages

Sonate en ré mineur, K. 1

Domenico Scarlatti

La Sonate K. 1 en ré mineur de Scarlatti est la première sonate du catalogue Kirkpatrick, publiée dans les Essercizi per gravicembalo (1738), la seule collection que Scarlatti publia de son vivant. Cette pièce courte et brillante illustre déjà tout le style scarlattien : forme binaire à deux sections répétées, écriture virtuose et idiomatique, modulations audacieuses, motifs courts répétés. Bien que destinée au clavecin, elle se joue magnifiquement au piano avec un toucher clair et articulé.

3 pages

Prélude Op. 11 No. 4

Alexander Scriabin

Le Prélude Op. 11 No. 4 en mi mineur fait partie des 24 Préludes Op. 11 de Scriabine (1888-1896), cycle composé à la manière des préludes de Chopin (un par tonalité, dans l'ordre du cycle des quintes). Ce quatrième prélude (voir page 9 sur le PDF), court et émouvant, évoque l'élégie Chopinienne dans sa première période. La mélodie chantante au-dessus d'un accompagnement de croches régulières fait penser à un nocturne miniature. C'est l'une des entrées les plus accessibles dans l'univers Scriabinien.

1 page

Asturias (Leyenda) - Suite Espagnole

Isaac Albéniz

Asturias (Leyenda) est la cinquième pièce de la Suite Española Op. 47 d'Albéniz (1886-1892). Bien que son titre évoque la région des Asturies, la pièce est en réalité une évocation flamenca du sud de l'Espagne — Albéniz remania son titre lors d'éditions ultérieures. L'imitation de la guitare flamenca est saisissante : note pédale répétée à la main gauche, accords percussifs, mélodie mélismatique. La section centrale lyrique en si bémol majeur contraste avec les sections externes virtuoses.

8 pages

Danzas españolas No. 5 (Andaluza)

Enrique Granados

La Danza No. 5 (Andaluza) des Douze Danzas Españolas Op. 37 de Granados (1890) — aussi connue sous le titre Playera — est l'une des pages pour piano les plus populaires du répertoire espagnol. Cette danse en mi mineur, Andaluza, évoque la mélancolie andalouse avec un thème principal d'une beauté envoûtante, alternant rythme flamenca pointé et passages lyriques. La structure tripartite oppose le thème principal sombre à un trio plus serein en mi majeur, retournant ensuite au thème initial.

5 pages

Prélude, Choral et Fugue

César Franck

Prélude, Choral et Fugue (1884) est le chef-d'œuvre absolu de Franck pour piano seul et l'une des œuvres majeures du répertoire post-romantique. Inspiré par le Prélude et Fugue de Bach, Franck y ajoute une section centrale de Choral qui en fait une architecture cyclique d'une intensité dramatique exceptionnelle. Le prélude en si mineur, modulant et angoissé, prépare le choral d'une majesté solennelle, qui débouche sur une fugue chromatique aboutissant à une apothéose finale où les trois thèmes se superposent.

24 pages

Jeux d'enfants - Petit Mari, Petite Femme

Georges Bizet

Les Jeux d'enfants Op. 22 (1871) sont une suite de douze pièces pour piano à quatre mains, l'une des œuvres les plus charmantes de Bizet. La onzième pièce, Petit Mari, Petite Femme (Duo), évoque tendrement le jeu d'enfants imitant la vie conjugale. Marquée Andantino, cette miniature est une page d'une délicatesse touchante, avec ses dialogues entre les voix figurant le couple miniature. Bien que conçue à quatre mains, plusieurs transcriptions pour piano seul existent. Bizet orchestra cinq de ces pièces en Petite Suite.

4 pages

Marche Hongroise (Damnation de Faust, transcription Liszt)

Hector Berlioz

La célèbre Marche Hongroise (Rákóczy March) de la Damnation de Faust de Berlioz (1845-46), transcrite pour piano par Liszt (S. 484, 1865), est l'une des plus brillantes transcriptions pour piano du répertoire. Cette marche militaire, basée sur un thème traditionnel hongrois, déploie une virtuosité orchestrale au clavier : doubles-octaves, accords pleins, trémolos, gammes en doubles-tierces. La transcription de Liszt réussit le tour de force de rendre l'éclat de l'orchestre original tout en exploitant la spécificité pianistique.

19 pages

Le Rappel des Oiseaux

Jean-Philippe Rameau

Le Rappel des Oiseaux (Voir page 16 sur le PDF) est l'une des pièces les plus charmantes des Pièces de clavecin (1724) de Rameau, extraite de la Suite en mi mineur. Cette pièce descriptive évoque, par ses trilles et arabesques caractéristiques, le chant des oiseaux qui se répondent. Le titre fait référence à un sifflet de chasse imitant le chant d'un oiseau pour attirer ses congénères. C'est l'archétype de la pièce de caractère baroque française, riche d'ornements et d'imagination programmatique.

2 pages

Les Barricades Mystérieuses

François Couperin

Les Barricades Mystérieuses est l'une des pièces les plus célèbres et énigmatiques de Couperin, extraite du 6ème Ordre du Deuxième Livre de Pièces de clavecin (1717). Le titre — qui n'a jamais été expliqué par le compositeur lui-même — a fasciné les musicologues : barricades = doigtés croisés ? jeu de notes liées (style brisé) ? ornementation cachée ? Quelle que soit l'interprétation, cette pièce Vivement en si bémol majeur déploie une suite continue d'arpèges d'une fluidité hypnotique, créant un effet de résonance enchantée.

4 pages

La Campanella (transcription Liszt)

Niccolò Paganini

La Campanella (« La petite cloche ») est la troisième des Grandes Études de Paganini S. 141 de Liszt (1851), transcription pour piano du célèbre Rondo « La Campanella » du Concerto pour violon No. 2 de Paganini. Cette pièce est l'une des œuvres les plus virtuoses jamais écrites pour piano : la mélodie principale en sol dièse mineur est ornée par des sauts d'octave redoutables (jusqu'à deux octaves), des trilles en doubles-tierces, et des arabesques d'une difficulté extrême. La « cloche » imitée par la note aiguë répétée est l'effet sonore caractéristique.

13 pages