𝄞 Biographie
Le virtuose oublié du XIXᵉ siècle
Charles-Valentin Alkan (1813-1888) est l'un des plus étranges génies du piano romantique. Pianiste précoce (premier prix au Conservatoire de Paris à 11 ans), ami intime de Chopin (qui habitait sur le même palier) et admiré de Liszt, il aurait pu être l'égal des plus grands.
Une retraite mystérieuse
Vers 1840, à l'apogée de sa carrière, Alkan se retire brutalement de la scène pour vivre en quasi-ermite à Paris pendant 30 ans. Cette retraite et son judaïsme rigoureux (il traduit la Bible et écrit des œuvres inspirées du Talmud) l'ont fait oublier de l'histoire jusqu'à sa redécouverte au XXᵉ siècle par Busoni et Sorabji.
Une virtuosité démentielle
Ses œuvres — 12 Études dans tous les tons mineurs Op. 39 (incluant un Concerto pour piano seul en trois mouvements de 50 minutes), Grande Sonate Op. 33, Symphonie pour piano seul — sont parmi les plus difficiles techniquement jamais écrites. Marc-André Hamelin en est devenu le grand interprète moderne.