Niveau
Avancé
Difficulté
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Le finale ne console pas.
Là où la plupart des oeuvres classiques en mineur s'achèvent par un retour au majeur ou par un mouvement plus léger, Mozart maintient ici la tension jusqu'au bout. Le mouvement est agité, syncopé, parcouru de silences qui interrompent le discours au moment où il s'élance, et il se termine en ut mineur sans échappatoire.
Cette obstination fait de la K. 457 un cas particulier dans son catalogue. On a beaucoup cherché à l'expliquer par la biographie, sans succès : 1784 est au contraire une année faste, celle des grands concertos et du succès viennois.
Le mouvement est écrit dans une forme sonate resserrée, avec un thème principal nerveux et un second groupe qui n'apporte qu'un répit provisoire. La coda, particulièrement sombre, referme l'oeuvre dans le grave.
C'est le mouvement le plus difficile de la sonate. Il demande de la vélocité, un contrôle rythmique sans faille dans les syncopes, et une endurance nerveuse.
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