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Cérémonie & émotion

Partitions de piano pour un mariage

13 morceaux gratuits, à télécharger en PDF sans inscription.

Choisir la musique d'une cérémonie, c'est choisir une émotion. Entrée des mariés, signature des registres, sortie : chaque moment a ses pièces de prédilection, et la plupart sont au piano, et dans le domaine public.

Le Canon de Pachelbel et l'Ave Maria reviennent presque à chaque mariage, pour de bonnes raisons : ils sont reconnaissables, solennels sans être lourds. Mais un Clair de lune pour la signature, ou une page douce de Bach pour l'entrée, font tout aussi bien l'affaire — et marquent les esprits par leur sobriété. Toutes les partitions ci-dessous sont gratuites et prêtes à imprimer.

Gymnopédie No. 1

Erik Satie

La première des trois Gymnopédies de Satie, composée en 1888 alors qu'il avait 22 ans, est l'une des pièces pour piano les plus célèbres au monde. Marquée Lent et douloureux, elle évoque une danse antique et grave (le titre fait référence aux danses cérémonielles de la Grèce antique). L'écriture est d'une simplicité radicale : un accompagnement de deux accords alternés à la main gauche, une mélodie nue à la main droite, sans la moindre ornementation. Cette dépouillement annonce le dépouillement esthétique qui marquera tout le XXe siècle.

2 pages

Clair de Lune

Claude Debussy

Clair de Lune est le troisième mouvement de la Suite bergamasque (achevée en 1905) et l'une des œuvres les plus célèbres et les plus aimées de Debussy. Inspirée du poème homonyme de Paul Verlaine issu des Fêtes galantes, elle évoque un paysage nocturne mystérieux et poétique. L'écriture, marquée Andante très expressif, exploite la résonance pleine du piano grâce à l'utilisation subtile de la pédale, créant des strates harmoniques flottantes. Les pédales se succèdent presque à chaque mesure pour produire l'effet voilé caractéristique de l'impressionnisme musical.

10 pages

Sonate au Clair de Lune Op. 27 No. 2 - 1er mouvement

Ludwig van Beethoven

Le premier mouvement de la Sonate au Clair de Lune Op. 27 No. 2 (1801) — Adagio sostenuto — est l'une des pages les plus célèbres et émouvantes de toute la musique pour piano. Le surnom « Clair de Lune » fut donné par le critique allemand Ludwig Rellstab après la mort de Beethoven, évoquant un paysage nocturne sur le lac des Quatre-Cantons. Beethoven lui-même la qualifia de Sonata quasi una fantasia. L'écriture en triolets de croches continus à la main droite, marqués pianissimo, déploie une mélodie modale au pouce, créant une atmosphère d'éternel suspendu.

3 pages

Variations Goldberg — Variation 9 (Canone alla Terza) BWV 988

Johann Sebastian Bach

Troisième canon du cycle, et troisième élargissement : les deux voix supérieures se suivent désormais à la tierce. L'architecture de ces variations canoniques mérite d'être comprise, car elle explique tout ce qu'on entend. Bach superpose deux plans qui n'ont rien à voir. Au-dessus, deux voix jouent strictement le même chant, décalé dans le temps et dans la hauteur : c'est le canon, une contrainte mécanique. En dessous, une basse libre continue de dérouler la ligne harmonique qui gouverne l'ensemble du cycle depuis la première mesure. Le tour de force est que la contrainte ne s'entend jamais comme telle. On perçoit une musique fluide, presque improvisée, alors que chaque note de la voix suiveuse était déterminée d'avance. La tierce est un intervalle consonant, ce qui rend ce canon plus doux à l'oreille que le précédent. Le mouvement est modéré, l'écriture aérée, et la pièce compte parmi les plus sereines du recueil.

2 pages

Variations Goldberg — Variation 12 (Canone alla Quarta) BWV 988

Johann Sebastian Bach

Un canon qui se regarde dans un miroir Jusqu'ici, dans les canons du cycle, la voix suiveuse répétait le chant de la voix guide en le transposant. À partir de cette douzième variation, Bach ajoute une contrainte supplémentaire : la seconde voix reprend la première en mouvement contraire. Quand le modèle monte, l'imitation descend, et réciproquement. Le procédé s'appelle l'inversion. Il double la difficulté d'écriture, puisque chaque intervalle doit fonctionner harmonieusement dans les deux sens à la fois, et Bach le réutilisera à la variation 15. Ce que l'oreille perçoit Un mouvement d'ouverture et de fermeture, comme deux mains qui s'écartent puis se rejoignent. C'est visible sur la partition avant même d'être audible : les deux lignes dessinent des courbes symétriques. Au piano La pièce est brève et modérément difficile sur le plan digital. Comme toutes les variations canoniques, elle exige surtout la capacité à conduire trois voix simultanément et à les maintenir à des plans sonores distincts.

2 pages

Variations Goldberg — Variation 15 Canone alla Quinta (Andante), BWV 988

Johann Sebastian Bach

La Variation 15 Canone alla Quinta (Andante) des Variations Goldberg BWV 988 est l'un des moments les plus émouvants du cycle. Bach passe ici en sol mineur — première variation en mode mineur — et indique Andante. C'est un canon à la quinte, en mouvement contraire : les deux voix supérieures jouent la même mélodie à la quinte d'écart, mais l'une descend pendant que l'autre monte. La basse soutient avec des croches lentes. Atmosphère élégiaque, presque douloureuse. C'est la première des trois variations en mineur, et la seule à se terminer sur une ligne qui monte et se perd dans l'aigu, sans conclusion affirmée. Elle referme la première moitié du cycle. Bach atteint ici une profondeur expressive qui contraste avec la jovialité de beaucoup d'autres variations. Pour un pianiste avancé, c'est une page exigeante musicalement : il faut faire entendre le canon en mouvement contraire avec naturel, sans souligner mécaniquement la prouesse contrapuntique. Une miniature poignante.

3 pages

Variations Goldberg — Variation 6 (Canone alla Seconda) BWV 988

Johann Sebastian Bach

Bach a construit les Variations Goldberg selon un plan d'une régularité implacable : une variation sur trois est un canon, et l'intervalle qui sépare les deux voix s'élargit d'un degré à chaque fois. La troisième est un canon à l'unisson, la sixième un canon à la seconde, la neuvième à la tierce, et ainsi de suite jusqu'à la neuvième au vingt-septième. Nous sommes ici au deuxième maillon de cette chaîne. Un canon à la seconde signifie que la voix suiveuse reprend le chant de la voix guide un degré au-dessus, à quelques temps de distance. L'intervalle est si étroit que les deux lignes se frôlent en permanence, produisant des frottements que Bach exploite au lieu de les éviter. Sous ce duo, une troisième voix poursuit la basse qui fonde tout le cycle et n'a jamais varié depuis l'aria initiale. La pièce est brève et son écriture reste transparente. La difficulté n'est pas dans les doigts mais dans la capacité à faire entendre trois lignes indépendantes.

2 pages

Variations Goldberg — Variation 3 Canone all'Unisono, BWV 988

Johann Sebastian Bach

La Variation 3 Canone all'Unisono des Variations Goldberg BWV 988 inaugure la série des neuf canons que Bach insère régulièrement dans le cycle, tous les trois variations. Celui-ci est un canon à l'unisson — les deux voix supérieures jouent exactement la même mélodie à un temps d'écart. Sol majeur, tempo modéré, écriture en mesure 12/8 avec un balancement pastoral. Sous les deux voix en canon, une basse en croches détachées soutient l'ensemble. L'unisson est l'intervalle le plus étroit possible : les deux voix disent exactement la même chose, à quelques temps d'écart seulement. Bach commence donc sa série de canons par le cas le plus contraint. Bach démontre ici sa maîtrise totale du canon — composer une mélodie qui sonne bien décalée en imitation rigoureuse est un défi compositionnel majeur. Pour un pianiste avancé, le défi est d'entendre et de faire entendre les deux voix en canon comme une conversation, pas comme une superposition mécanique. Une pièce intellectuellement riche.

3 pages

Variations Goldberg — Variation 18 Canone alla Sesta, BWV 988

Johann Sebastian Bach

La Variation 18 Canone alla Sesta des Variations Goldberg BWV 988 est un canon à la sixte en mouvement parallèle. Sol majeur, tempo modéré, écriture à trois voix — deux voix supérieures en canon strict à la sixte, basse libre en croches détachées. La sixte est un intervalle consonant et large : les deux voix du canon y respirent, et l'oreille suit sans effort le jeu d'imitation. Bach démontre ici sa maîtrise du canon parallèle à la sixte, intervalle plus consonant que d'autres et qui produit une sonorité riche et harmonieuse. Le caractère est noble et chantant, sans drame. Pour un pianiste avancé, c'est une bonne pièce pour travailler l'écoute polyphonique : entendre les deux voix supérieures comme un seul tissu à deux têtes, sans isoler l'une ou l'autre. La basse joue son propre rôle, plus simple mais bien présent. Le défi musical est de faire entendre la double voix supérieure comme une mélodie enrichie, pas comme deux mélodies superposées.

3 pages

Variations Goldberg — Variation 24 (Canone all'Ottava) BWV 988

Johann Sebastian Bach

Huitième canon du cycle, et le plus immédiatement perceptible de tous. Les deux voix se suivent à l'octave, c'est-à-dire à l'intervalle le plus consonant qui soit après l'unisson : l'oreille reconnaît sans effort que la seconde répète la première, parce qu'elle dit exactement la même chose, une octave plus loin. Bach écrit cette variation à 9/8, une mesure ternaire qui lui donne un balancement de danse pastorale. Le mouvement est souple, régulier, sans aucune tension, et l'ensemble respire une sérénité qui contraste avec la gravité de la vingt et unième variation. Cette alternance de caractères n'est pas laissée au hasard. Le cycle progresse par vagues, faisant se succéder pièces de bravoure, canons et moments de repos, et l'auditeur qui écoute les trente variations d'affilée perçoit cette respiration d'ensemble. La difficulté technique est modérée. Comme dans tous les canons du recueil, l'enjeu est de maintenir trois voix distinctes et de laisser entendre le mécanisme d'imitation sans le souligner lourdement.

2 pages

Variations Goldberg — Variation 21 (Canone alla Settima) BWV 988

Johann Sebastian Bach

Sur les trente variations du cycle, trois seulement passent au mode mineur. Celle-ci est la deuxième, après la quinzième et avant la vingt-cinquième, et son arrivée assombrit brusquement un ensemble jusque-là lumineux. C'est aussi le septième canon de la série, à l'intervalle de septième. Cet intervalle est dissonant par nature, ce qui accentue encore la tension : les deux voix se suivent à une distance qui ne se résout pas d'elle-même, et leur rencontre produit des frottements bien plus âpres que dans les canons précédents. Bach fait converger ici deux moyens d'assombrissement, le mode mineur et l'intervalle instable, sans que la construction canonique en soit affaiblie. La basse continue imperturbablement sa marche sous les deux voix. Le résultat est l'une des pages les plus graves du recueil, et l'un des sommets expressifs de la seconde moitié du cycle. Elle prépare de loin la vingt-cinquième variation, ce grand adagio en mineur que Wanda Landowska surnommait la perle noire.

3 pages

Sonate au Clair de Lune Op. 27 No. 2 - 3e mouvement (Presto agitato)

Ludwig van Beethoven

Après le clair-obscur du premier mouvement et la parenthèse de l'Allegretto, Beethoven lâche tout : le Presto agitato est une tempête, sans doute l'un des finals les plus survoltés du répertoire classique. Des arpèges fusent à la main droite sur toute la longueur du clavier, ponctués par deux accords secs qui claquent comme des coups de fouet. Composé en 1801 pour la comtesse Giulietta Guicciardi, ce mouvement rappelle que la « Sonate au clair de lune » n'a de romantique que son surnom (que Beethoven n'a d'ailleurs jamais choisi). La partition Mutopia couvre la sonate complète : de quoi travailler le cycle entier, mais c'est bien ce troisième mouvement qui attire tous les pianistes ambitieux.

Sonate au Clair de Lune Op. 27 No. 2 - 2e mouvement (Allegretto)

Ludwig van Beethoven

Entre le mouvement lent le plus célèbre du monde et un finale déchaîné, ce court Allegretto en ré bémol majeur fait figure de respiration — on prête à Liszt l'image d'une « fleur entre deux abîmes ». Menuet qui ne dit pas son nom, il enchaîne une section principale aux rythmes pointés et un trio aux syncopes appuyées, le tout en à peine plus de deux minutes. C'est aussi la porte d'entrée la plus abordable de la sonate Op. 27 no 2 : là où les mouvements extrêmes demandent des années de piano, celui-ci reste à la portée d'un pianiste intermédiaire soigneux. Le PDF proposé contient la sonate intégrale, ce mouvement compris.

Questions fréquentes

Piano mariage

Le Canon de Pachelbel est le grand classique de l'entrée : sa progression d'accords régulière accompagne bien une marche lente. Pour quelque chose de plus intime, le Clair de lune de Debussy ou l'Air sur la corde de sol de Bach fonctionnent magnifiquement.