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Catalogue

Toutes les partitions

291 partitions de piano gratuites du domaine public

Sonate piano No. 1 Op. 2 No. 1 — Allegro (1er mouvement)

Ludwig van Beethoven

Beethoven dédie l'opus 2 à Haydn, son professeur de l'époque. Mais dès les premières mesures de ce mouvement, on sent l'élève qui s'émancipe : la "fusée mannheimoise" en fa mineur qui ouvre l'Allegro est sèche, tendue, déjà beethovénienne. > "Beethoven n'a jamais rien appris de moi." — Haydn L'écriture pianistique reste classique dans sa coupe (forme sonate orthodoxe, deux thèmes contrastés), mais la dynamique abrupte et les sforzandos isolés annoncent l'écriture des sonates ultérieures. À aborder une fois les sonates faciles de Mozart bien en main — le langage est proche, l'agressivité non.

9 pages

Deuxième Arabesque en Sol majeur

Claude Debussy

La Deuxième Arabesque en Sol majeur (1888) accompagne la fameuse Première dans la jeunesse de Debussy. Plus rapide, plus enjouée que son aînée, elle fait courir des arabesques digitales chatoyantes qui annoncent déjà le langage impressionniste — encore enraciné, ceci dit, dans un classicisme cristallin. Marquée Allegretto scherzando, elle suit une coupe tripartite : un thème principal espiègle qui passe d'une main à l'autre, une section centrale plus calme et chantante, puis le retour du thème enrichi. Gammes, doubles tierces et croisements de mains concentrent les obstacles. C'est une œuvre encore jeune, qui n'a pas la profondeur harmonique des Préludes ou des Études tardives. Mais elle donne déjà un échantillon parfait du faire pianistique de Debussy : fluidité, clarté, sens du timbre. Un Debussy en herbe, et déjà reconnaissable entre tous.

6 pages

Sonate pour piano No. 7 en Do majeur, K. 309 — Allegro

Wolfgang Amadeus Mozart

Le premier mouvement de la Sonate pour piano No. 7 en Do majeur K. 309 compte parmi les pages les plus éclatantes du Mozart parvenu à maturité. Il la compose en 1777 à Mannheim pour la jeune Rose Cannabich, fille du chef d'orchestre local, et la sonate y gagne une veine nouvelle, plus virtuose, plus démonstrative, nourrie du fameux style orchestral mannheimien. L'Allegro con spirito en porte tout de suite la marque : crescendos foudroyants, oppositions piano/forte abruptes, octaves vigoureuses. La forme-sonate y reste pourtant orthodoxe — exposition à deux thèmes contrastés, développement modulant, réexposition. La virtuosité ne lâche jamais, mais elle demeure tenue, jamais gratuite. Et c'est là toute la difficulté : il faut la clarté du toucher classique, une précision rythmique sans faille et la maîtrise des gammes brillantes comme des batteries d'octaves. Du grand Mozart pianistique, exigeant sous ses dehors lumineux.

8 pages

Polonaise en Fa majeur, BWV Anh. 117a

Johann Sebastian Bach

La Polonaise en Fa majeur BWV Anh. 117a figure parmi les pages les plus aimables du Petit Livre d'Anna Magdalena Bach, ce recueil que Jean-Sébastien Bach compile en 1725 pour sa seconde épouse et qui sert d'abord à l'apprentissage du clavier. Son classement dans l'« Anhang » (l'annexe du catalogue) dit assez que son authenticité reste débattue chez les musicologues. Mais peu importe, au fond : la pièce demeure attachée au cantor de Leipzig et c'est souvent l'une des toutes premières que rencontre l'élève. La danse, d'origine polonaise, déroule un rythme ternaire bien marqué, mélodie limpide à droite sur un accompagnement régulier à gauche. Sa forme binaire — deux sections d'environ huit mesures, chacune reprise — en fait un modèle de clarté pré-classique. On y travaille le balancement de la danse, la respiration des phrases et l'art de la cadence baroque, avant d'aborder les Inventions à deux voix ou les premiers préludes du Clavier bien tempéré.

1 page

Marche turque (Rondo alla Turca)

Wolfgang Amadeus Mozart

La Marche turque est le troisième mouvement de la Sonate pour piano No. 11 en la majeur K. 331 de Mozart (1783). Officiellement intitulée Rondo alla Turca, Allegretto, elle est devenue l'une des pièces pour piano les plus reconnaissables dans le monde entier. Le surnom « turc » vient de l'engouement viennois de l'époque pour la musique janissaire ottomane, dont Mozart imite les sonorités percussives. La forme est un rondo (ABACA) avec un thème principal célèbre, une section centrale en la majeur (« la lourde infanterie »), puis le retour final avec un brillant arpège conclusif.

4 pages

Sonate facile en Do majeur, K. 545

Wolfgang Amadeus Mozart

La célèbre Sonate facile de Mozart (K. 545) est un chef-d'œuvre d'élégance classique. Composée en 1788 alors que Mozart traversait une période financière difficile, elle est destinée selon ses propres mots « aux débutants ». Pourtant, derrière sa simplicité apparente se cache une construction parfaite, un sens mélodique infaillible et une transparence d'écriture qui en font une œuvre étudiée par tous les pianistes. Le premier mouvement Allegro en ut majeur expose le thème principal le plus chantant du répertoire, suivi par un Andante en sol majeur d'une douceur infinie et un Rondo final espiègle.

8 pages

Prélude en Do majeur, BWV 846

Johann Sebastian Bach

Le Prélude en ut majeur qui ouvre le premier livre du Clavier bien tempéré (1722) est l'une des pages les plus emblématiques de toute la musique. Cette suite continue d'arpèges d'apparence simple cache une architecture harmonique d'une perfection sublime : chaque mesure expose un accord nouveau dans une progression qui semble inévitable. Charles Gounod superposa plus tard la célèbre mélodie de son Ave Maria sur cette grille harmonique, témoignant de son universalité. Pièce d'introduction idéale au monde polyphonique de Bach.

3 pages

Liebestraum No. 3

Franz Liszt

Le troisième et plus célèbre des trois Liebesträume (« Rêves d'amour ») de Liszt fut publié en 1850. À l'origine un lied sur un poème de Ferdinand Freiligrath (O lieb), Liszt en réalisa cette transcription pour piano seul qui devint l'une des pièces romantiques les plus aimées du répertoire. Le thème lyrique en la bémol majeur, présenté à la main intérieure pendant que les deux mains jouent les harmonies, demande une virtuosité de la division et un sens du cantabile exceptionnels. Trois cadences brillantes intercalent les énoncés du thème.

7 pages

Clair de Lune

Claude Debussy

Clair de Lune est le troisième mouvement de la Suite bergamasque (achevée en 1905) et l'une des œuvres les plus célèbres et les plus aimées de Debussy. Inspirée du poème homonyme de Paul Verlaine issu des Fêtes galantes, elle évoque un paysage nocturne mystérieux et poétique. L'écriture, marquée Andante très expressif, exploite la résonance pleine du piano grâce à l'utilisation subtile de la pédale, créant des strates harmoniques flottantes. Les pédales se succèdent presque à chaque mesure pour produire l'effet voilé caractéristique de l'impressionnisme musical.

10 pages

Impromptu Op. 90 No. 3

Franz Schubert

Le troisième Impromptu Op. 90 de Schubert, en sol bémol majeur (1827), est un chef-d'œuvre de la musique pour piano romantique. Composé un an avant sa mort, il témoigne d'une maturité saisissante : sur un accompagnement de triolets de croches répétés à la main droite, une mélodie chantante profonde se déploie. La tonalité de sol bémol majeur (six bémols) confère à l'œuvre une couleur veloutée et sombre unique. L'œuvre alterne moments de paix sublime et passages d'angoisse modulants.

6 pages

Les Saisons - Juin (Barcarolle)

Pyotr Ilyich Tchaikovsky

Juin (Barcarolle) est la sixième pièce du cycle Les Saisons Op. 37a (1876), une suite de douze pièces caractéristiques commandée par une revue musicale, à raison d'une pièce par mois. Cette barcarolle en sol mineur évoque les promenades en bateau sur la Néva pendant les nuits blanches de Saint-Pétersbourg. Le balancement caractéristique de la mesure à 4/4 (proche du 6/8 par sa division) et la mélodie nostalgique typique de Tchaïkovski en font l'une des pages pour piano les plus émouvantes du compositeur russe.

8 pages

Gymnopédie No. 1

Erik Satie

La première des trois Gymnopédies de Satie, composée en 1888 alors qu'il avait 22 ans, est l'une des pièces pour piano les plus célèbres au monde. Marquée Lent et douloureux, elle évoque une danse antique et grave (le titre fait référence aux danses cérémonielles de la Grèce antique). L'écriture est d'une simplicité radicale : un accompagnement de deux accords alternés à la main gauche, une mélodie nue à la main droite, sans la moindre ornementation. Cette dépouillement annonce le dépouillement esthétique qui marquera tout le XXe siècle.

2 pages