Niveau
Avancé
Difficulté
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Beethoven referme cette sonate en fa majeur par un finale qui commence comme une fugue et refuse d'en devenir une.
Le mouvement s'ouvre sur un sujet énoncé à une voix, aussitôt repris en imitation, exactement comme le ferait une fugue en règle. Puis Beethoven abandonne le procédé et bascule dans une forme sonate ordinaire, gardant seulement de l'écriture contrapuntique son énergie et sa vivacité. Ce clin d'oeil savant, placé à la fin d'une sonate par ailleurs légère, est typique de son humour de jeunesse.
Le Presto file sans reprendre son souffle, avec des traits rapides répartis entre les deux mains et un caractère résolument enjoué. La sonate Op. 10 No. 2 date de 1796-1798, période où Beethoven, installé à Vienne depuis quelques années, publie ses premières séries de sonates et s'impose comme le pianiste le plus impressionnant de la ville.
C'est l'un des finales les plus accessibles de son catalogue, souvent donné aux élèves avant les grandes sonates. La vivacité y compte davantage que la puissance.
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