Sonate Pathétique Op. 13, 3e mouvement (Rondo, Allegro)
Ludwig van Beethoven
Le Rondo final de la Pathétique (Beethoven, 1798) referme la sonate sur une énergie joyeuse et virtuose, comme pour dissiper les ombres des mouvements précédents. Il adopte la forme classique du rondo — un refrain qui revient entre des couplets contrastés — en ut mineur. Léger, dansant, mais aussi mordant par endroits, ce finale marie la grâce mozartienne et l'énergie toute beethovenienne : le refrain réapparaît à quatre reprises, entrecoupé d'épisodes qui relancent sans cesse l'intérêt. C'est un mouvement qui pétille tout en gardant du caractère. Pour le pianiste, la virtuosité digitale est de mise — gammes, arpèges, traits brillants s'y enchaînent —, et la main gauche doit rester rythmiquement stable malgré sa rapidité, sous peine de voir l'édifice vaciller. Un finale enlevé, qui demande autant de netteté que d'esprit, et conclut l'œuvre sur une note de panache.