A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8
Catalogue

Toutes les partitions

477 partitions de piano gratuites du domaine public

Petit Prélude en fa majeur BWV 928

Johann Sebastian Bach

Il s'appelle prélude, mais il se comporte comme une invention. Là où la plupart des petits préludes de Bach opposent une main qui accompagne et une main qui bouge, celui-ci fait dialoguer trois voix réelles. Un motif est énoncé, repris à une autre voix, puis à une troisième, et l'ensemble du morceau se construit à partir de ce matériau unique. C'est exactement le procédé des Inventions et des Sinfonias que Bach écrira quelques années plus tard, en s'appuyant sur le même cahier de travail. La pièce figure dans le Klavierbüchlein commencé en 1720 pour Wilhelm Friedemann. En fa majeur, elle est courte et son écriture n'est jamais dense, mais elle exige que chaque voix reste audible pour elle-même. C'est un saut qualitatif par rapport aux préludes fondés sur une figure d'accompagnement. On la donne souvent comme préparation aux Inventions à deux voix. C'est un bon usage : elle pose le même problème dans un format plus court et avec un enjeu technique moindre.

2 pages

Petit Prélude No. 1 en do majeur BWV 933

Johann Sebastian Bach

Les six préludes BWV 933 à 938 forment un ensemble cohérent, et celui-ci l'ouvre. Bach les destinait à ses élèves, et leur ordre n'est pas arbitraire : les tonalités progressent, do majeur puis ut mineur, ré mineur puis ré majeur, mi majeur puis mi mineur. Chaque paire explore un degré du clavier dans ses deux modes. Ce premier prélude est le plus dépouillé du groupe. Deux voix, un motif bref exposé à la main droite puis repris par la gauche, et un discours qui avance par imitations régulières sans jamais s'épaissir. La texture reste transparente d'un bout à l'autre, ce qui laisse l'élève entendre exactement ce qu'il fait. En do majeur, sans altération à la clé, il est accessible dès la deuxième ou troisième année. Sa difficulté n'est pas dans les notes mais dans la conduite : les deux mains ont une importance égale, et aucune ne peut se contenter d'accompagner. C'est un excellent premier Bach polyphonique pour un élève qui a déjà joué des pièces à mélodie et accompagnement.

2 pages

Petit Prélude No. 2 en ut mineur BWV 934

Johann Sebastian Bach

Deuxième du recueil, et premier en mode mineur. Le changement d'éclairage est immédiat, et c'est probablement l'intention pédagogique : après un prélude clair et carré, l'élève découvre ce que la même écriture devient dans une couleur sombre. En ut mineur, la pièce déroule un mouvement régulier de doubles croches sur lequel se dessine une ligne expressive. L'harmonie est plus mobile que dans le premier prélude, avec des inflexions chromatiques qui demandent une oreille attentive, et des cadences qui retardent leur résolution. Le résultat est une pièce brève mais réellement chantante, ce qui n'est pas si fréquent dans le répertoire d'étude. Bach a écrit ces six préludes pour ses élèves, à une époque où l'apprentissage du clavier passait par la copie et l'imitation plutôt que par des méthodes imprimées. Chaque pièce isole un problème, ici l'expression dans un cadre contrapuntique strict. C'est un morceau que l'on donne volontiers en fin de troisième année, quand l'élève commence à vouloir jouer autre chose que des notes justes.

1 page

Petit Prélude No. 3 en ré mineur BWV 935

Johann Sebastian Bach

Ce prélude est construit sur des séquences, et c'est ce qui en fait un excellent morceau d'apprentissage. Une séquence, en musique, est un motif répété à des hauteurs successives. Bach en use ici massivement : le même dessin de doubles croches descend ou monte par degrés, mesure après mesure, jusqu'à atteindre une cadence. Pour l'oreille, l'effet est celui d'une progression irrésistible. Pour l'élève, l'avantage est considérable : une fois le motif appris, il se retrouve transposé partout, et la pièce s'apprend en une fraction du temps qu'exigerait un morceau de même longueur écrit sans répétition. Troisième des six préludes BWV 933 à 938, en ré mineur, il présente un niveau de difficulté comparable à ses voisins immédiats. Le seul obstacle réel est le passage du pouce dans les figures descendantes, qui doit rester inaudible. Comprendre comment il est fait change la façon de le travailler, et c'est une compétence qui resservira dans tout le répertoire baroque.

2 pages3 avis

Petit Prélude No. 4 en ré majeur BWV 936

Johann Sebastian Bach

Le plus beau des six Beaucoup de pianistes considèrent ce prélude comme la pièce la plus accomplie du recueil BWV 933 à 938, et il est nettement plus développé que ses voisins. Là où les autres tiennent en une page, celui-ci déploie un discours ample, avec une vraie progression et un point culminant. Une invention à trois voix L'écriture est polyphonique et fluide. Trois voix s'entrelacent, la basse marche régulièrement, et la ligne supérieure chante en longues phrases qui dépassent la carrure de quatre mesures. Cette longueur de souffle est ce qui distingue le morceau : il ne s'agit plus d'enchaîner des motifs, mais de conduire une ligne sur une durée. En ré majeur, la tonalité lui donne une clarté lumineuse que Bach exploite jusqu'à la cadence finale. À qui il s'adresse Le niveau technique reste raisonnable, mais l'exigence musicale monte d'un cran. C'est le prélude du recueil que l'on garde pour un élève déjà capable de tenir plusieurs voix, et il figure régulièrement dans les programmes d'examen de fin de cycle.

2 pages

Petit Prélude No. 5 en mi majeur BWV 937

Johann Sebastian Bach

Quatre dièses à la clé. Pour un élève de niveau intermédiaire, c'est là que se situe la vraie difficulté de ce prélude, bien avant les questions de doigts. Le mi majeur est une tonalité que l'on rencontre peu tôt dans l'apprentissage, et la lecture y devient inconfortable : les repères visuels changent, les touches noires occupent des positions inhabituelles sous les doigts, et l'oreille peine à anticiper. Bach place ce prélude en cinquième position du recueil BWV 933 à 938, après quatre pièces dans des tonalités plus familières. La progression est délibérée. Musicalement, la pièce est sereine et régulière. Deux voix principales avancent en dialogue, avec des figures qui se répondent d'une main à l'autre. Rien de dramatique, aucun contraste violent : c'est une pièce d'équilibre, où la beauté vient de la régularité même. Un élève qui la travaille sérieusement gagne surtout une chose, l'aisance dans une tonalité chargée. Ce bénéfice se transporte ensuite dans tout le répertoire.

2 pages

Petit Prélude No. 6 en mi mineur BWV 938

Johann Sebastian Bach

Le recueil des six petits préludes se referme sur cette pièce en mi mineur, et Bach y rassemble ce que les cinq précédentes ont préparé. L'écriture est la plus contrapuntique du groupe. Une basse en mouvement continu avance sous une ligne supérieure qui dialogue avec elle, et les deux voix conservent leur autonomie jusqu'à la dernière mesure. Les entrées imitatives sont plus nombreuses que dans les autres préludes du recueil, et la conduite harmonique plus ambitieuse, avec des modulations qui s'éloignent davantage de la tonalité principale. Le mi mineur donne à l'ensemble une gravité retenue, sans pathos. Bach ne cherche pas l'effet : il construit, et l'émotion vient de la solidité de la construction. Placée en fin de recueil, la pièce fait office de synthèse. Elle demande simultanément l'indépendance des mains travaillée dans les premiers préludes, l'endurance des figures continues, et le sens de la ligne acquis dans le quatrième. C'est une bonne pièce d'examen, et une préparation directe aux Inventions à deux voix.

2 pages

Petit Prélude en do majeur BWV 939

Johann Sebastian Bach

Pour beaucoup de pianistes, c'est le premier Bach de leur vie. Ce prélude en do majeur est le plus court et le plus simple du groupe BWV 939 à 943. Il tient en quelques lignes, ne comporte aucune altération, et repose sur un principe unique : la main droite décompose des accords en figures régulières pendant que la gauche pose les fondements harmoniques. Rien à comprendre, tout à écouter. Ces cinq préludes nous sont parvenus par les copies de Johann Peter Kellner, organiste et admirateur de Bach qui a transcrit une part considérable de son oeuvre pour clavier. La paternité de certaines de ces pièces fait débat chez les musicologues, faute de manuscrit autographe. La question reste ouverte, et elle n'enlève rien à leur utilité pédagogique. Sa brièveté est un atout. Un élève de deuxième année peut le monter en quelques séances, et découvrir avec lui ce que veut dire jouer du Bach : pas de pédale, une articulation nette, une pulsation qui ne bouge pas.

1 page

Petit Prélude en ré mineur BWV 940

Johann Sebastian Bach

Une quinzaine de mesures suffisent à Bach pour installer une atmosphère complète. C'est ce qui rend cette miniature intéressante bien au-delà de son niveau de difficulté. En ré mineur, la pièce avance calmement, presque comme une sarabande, avec des harmonies qui se colorent de chromatismes discrets. Il n'y a pas de développement, pas de contraste, pas de point culminant spectaculaire : juste une progression harmonique menée jusqu'à sa conclusion. La brièveté n'est pas ici un manque, c'est la forme même. Le prélude appartient au groupe BWV 939 à 943, transmis par les copies de Johann Peter Kellner. Ces pièces circulaient à l'époque comme matériel d'enseignement, recopiées à la main d'élève en élève, sans que personne ne songe à les publier. Pour un élève, l'intérêt est précisément dans le format court. On peut y travailler la qualité du son et la conduite harmonique sans être submergé par la quantité de notes, ce qui est rarement possible dans une pièce plus ambitieuse.

1 page

Prélude No. 6 en ré mineur BWV 875 (Le Clavier bien tempéré, Livre II)

Johann Sebastian Bach

Ce prélude est une étude déguisée, et l'une des plus efficaces du recueil. Il repose d'un bout à l'autre sur un mouvement rapide et continu de doubles croches, réparti entre les deux mains qui se relaient. Le dessin ne s'interrompt jamais, l'harmonie progresse par séquences, et l'ensemble file d'un seul trait jusqu'à la cadence finale. C'est le type même de la pièce toccata, où l'énergie mécanique tient lieu de discours. Bach n'a jamais séparé la technique de la musique. Ce prélude entraîne l'égalité, la vélocité et le passage du pouce aussi sûrement qu'un exercice, tout en restant une pièce que l'on peut jouer en concert. C'est précisément ce que les recueils d'études du XIXe siècle chercheront à reproduire, souvent avec moins de bonheur. Le second livre du Clavier bien tempéré fut assemblé vers 1740. Comptez un niveau intermédiaire avancé : les notes ne sont pas difficiles individuellement, mais l'égalité sur la durée l'est.

2 pages

Fugue No. 9 en mi majeur BWV 878 (Le Clavier bien tempéré, Livre II)

Johann Sebastian Bach

Cette fugue ne ressemble à aucune autre du recueil, parce que Bach y écrit délibérément dans un style qui n'était plus le sien. Le sujet est constitué de notes très longues, énoncées lentement, dans une écriture dépouillée qui évoque la polyphonie vocale de la Renaissance, celle de Palestrina et de ses contemporains. On appelle cela le stile antico, le style ancien, et Bach le pratiquait en connaisseur : il étudiait et recopiait les maîtres du XVIe siècle, et cette archaïsme volontaire réapparaîtra dans L'Art de la fugue et dans la Messe en si. Le résultat est une pièce d'une sérénité rare, sans virtuosité, où tout repose sur la conduite des quatre voix et la qualité de l'écoute. Le mi majeur, tonalité claire et haute, y ajoute une luminosité particulière. C'est l'une des fugues les plus admirées du second livre. Techniquement abordable, elle est musicalement redoutable : rien ne vient masquer une voix mal conduite.

3 pages

Toccata en fa dièse mineur BWV 910

Johann Sebastian Bach

Le jeune Bach, improvisateur Les sept toccatas BWV 910 à 916 sont des oeuvres de jeunesse, écrites autour de la vingtaine, à une époque où Bach parcourait l'Allemagne du Nord pour écouter les grands organistes. Il avait notamment marché jusqu'à Lübeck pour entendre Buxtehude, et y était resté quatre mois au lieu des quatre semaines accordées par son employeur. L'influence de cette école s'entend partout dans ces pièces : liberté formelle, virtuosité démonstrative, alternance brusque entre des passages improvisés et des sections rigoureusement construites. Une succession de mondes Cette toccata en fa dièse mineur enchaîne plusieurs sections de caractères opposés : des traits libres, presque déclamatoires, un mouvement lent expressif, et des parties fuguées où le jeune compositeur montre déjà sa maîtrise du contrepoint. L'ensemble ne suit aucun schéma prédéfini. Ce qu'elle demande C'est une pièce longue et exigeante, tant par sa virtuosité que par la cohérence qu'il faut donner à une forme délibérément décousue. Niveau avancé.

12 pages