A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8
Catalogue

Toutes les partitions

477 partitions de piano gratuites du domaine public

Impromptu Op. 142 No. 1 en fa mineur, D. 935

Franz Schubert

Robert Schumann, qui admirait profondément Schubert, avait une théorie sur ce recueil : les quatre impromptus D. 935 ne seraient pas quatre pièces indépendantes mais une sonate déguisée, que l'éditeur aurait démembrée pour la vendre plus facilement. La thèse est débattue depuis, sans être tranchée. Ce premier impromptu lui donne du crédit. Il est long, ambitieux, et sa construction ressemble beaucoup à un premier mouvement de sonate : un thème principal en fa mineur, un second groupe thématique contrasté en la bémol majeur, un développement, puis un retour. Rien de l'improvisation que le titre suggère. Le recueil date de décembre 1827. Schubert mourra onze mois plus tard, à trente et un ans. Ces pièces ne furent publiées qu'en 1839, avec une dédicace à Liszt ajoutée par l'éditeur. C'est le plus long et le plus exigeant des quatre. Il demande de tenir un discours sur une dizaine de minutes, de gérer des changements de caractère nombreux, et de garder une ligne claire dans une écriture parfois dense.

22 pages

Impromptu Op. 142 No. 2 en la bémol majeur, D. 935

Franz Schubert

C'est le plus simple des huit impromptus, et c'est sans doute pourquoi on le donne si souvent aux élèves. Sa simplicité est pourtant trompeuse. La forme est claire : un thème calme en la bémol majeur, accordé comme un choral, puis une section centrale en ré bémol majeur au caractère plus fluide, puis le retour du thème. Aucun trait virtuose, aucune difficulté digitale notable, un tempo modéré du début à la fin. Toute la difficulté est ailleurs. Il faut faire chanter une mélodie confiée aux notes supérieures d'accords pleins, tenir une pulsation calme sans qu'elle devienne monotone, et donner du relief à une pièce qui ne contient aucun effet spectaculaire pour aider l'interprète. C'est le genre de morceau où l'on entend immédiatement la qualité du toucher. Composé en décembre 1827 et publié après la mort de Schubert, il appartient au dernier recueil de pièces pour piano seul que le compositeur ait achevé. Le calme apparent de cette page est celui d'une année où il savait sa santé perdue.

6 pages

Impromptu Op. 142 No. 3 en si bémol majeur, D. 935 (Thème et variations)

Franz Schubert

Un thème que Schubert a utilisé trois fois La mélodie de cet impromptu vient de la musique de scène que Schubert écrivit pour la pièce Rosamunde en 1823. Il l'aimait manifestement, puisqu'il la reprit dans son treizième quatuor à cordes, puis ici, dans ce recueil de 1827. Trois oeuvres, trois contextes, la même idée. Cinq variations Le thème est énoncé nu, dans une écriture simple et dépouillée. Suivent cinq variations qui l'habillent progressivement : figuration en doubles croches, passage à la main gauche, incursion en si bémol mineur qui assombrit brusquement le propos, puis retour à la lumière pour une conclusion apaisée. Schubert ne cherche pas la démonstration. Chaque variation reste courte, la mélodie demeure reconnaissable de bout en bout, et l'ensemble tient en une dizaine de minutes. Pour quel niveau La difficulté est inégale selon les variations. Le thème est accessible à un pianiste intermédiaire, certaines variations demandent davantage. C'est un morceau que l'on peut travailler par étapes, ce qui en fait un bon objectif à moyen terme.

10 pages

Impromptu Op. 142 No. 4 en fa mineur, D. 935

Franz Schubert

Si les quatre impromptus D. 935 forment bien une sonate déguisée, comme le pensait Schumann, celui-ci en est le finale. Il en a d'ailleurs toute l'allure : rapide, brillant, emporté, il referme le recueil sur une énergie que les trois pièces précédentes n'avaient pas. Le caractère est celui d'une danse populaire aux accents hongrois ou tziganes, avec des rythmes marqués, des accents décalés et une vivacité presque rustique. Schubert, qui avait séjourné en Hongrie au service de la famille Esterházy, connaissait ces musiques et en a tiré plusieurs pages. L'écriture est brillante et demande de l'agilité : traits rapides, gammes, changements de registre. La pièce se termine par une accélération qui emporte tout, dans un tourbillon final. Composé en décembre 1827, à moins d'un an de la mort du compositeur, cet impromptu montre un Schubert vigoureux, loin de l'image du musicien mélancolique. Niveau avancé.

14 pages

Moment musical No. 3 en fa mineur, D. 780 Op. 94

Franz Schubert

C'est la plus célèbre des six pièces réunies sous le titre de Moments musicaux, et elle a connu une première vie indépendante : Schubert l'a d'abord publiée seule en 1823, dans un recueil collectif, sous le titre d'Air russe. Le titre dit bien le caractère. La pièce repose sur une mélodie simple et entêtante, d'allure populaire, soutenue par un accompagnement sautillant qui évoque une danse paysanne. Tout est bref, net, élégant, et la courte durée de la pièce en fait une miniature parfaite. Le recueil complet paraît en 1828, l'année de la mort de Schubert. Le titre français de Moments musicaux, d'ailleurs mal orthographié dans l'édition originale, vient de l'éditeur et non du compositeur. C'est l'une des pièces de Schubert les plus accessibles, et l'une des plus aimées. Elle convient à un pianiste de niveau intermédiaire qui cherche un premier contact avec son écriture.

3 pages

Petit Prélude en mi mineur BWV 941

Johann Sebastian Bach

Court, régulier, sans surprise apparente : ce prélude en mi mineur ressemble à un exercice, et c'est en le jouant qu'on découvre qu'il n'en est pas un. Le mouvement repose sur des figures arpégées qui se succèdent à un rythme constant. Rien ne varie dans la texture. Toute l'information est dans l'harmonie, qui glisse de degré en degré et donne à la pièce sa direction. Si on la joue sans l'entendre, elle est monotone. Si on l'entend, elle avance. Le morceau fait partie des cinq préludes BWV 939 à 943, un ensemble constitué a posteriori à partir de sources manuscrites de l'entourage de Bach. Le classement en recueils numérotés est une commodité d'éditeur du XIXe siècle, pas une décision du compositeur : ces pièces ont d'abord circulé isolément, dans des cahiers d'élèves. C'est une bonne pièce pour un élève de deuxième ou troisième année qui doit apprendre à faire vivre une texture uniforme, ce qui est une compétence à part entière.

1 page

Petit Prélude en la mineur BWV 942

Johann Sebastian Bach

Deux voix, deux mains, deux personnages qui se répondent. Ce prélude en la mineur est le plus franchement dialogué du groupe BWV 939 à 943. Un motif est énoncé, l'autre main le reprend, et la conversation se poursuit jusqu'à la fin sans qu'aucune des deux ne prenne durablement le dessus. L'écriture est vive, avec un mouvement de doubles croches qui circule d'une main à l'autre, et une énergie rythmique nettement supérieure à celle des autres préludes du recueil. Ce type d'écriture à deux voix strictes est le socle de tout ce que Bach a écrit pour le clavier. Les Inventions en sont la forme accomplie ; ce prélude en est une version réduite, plus courte et techniquement plus abordable, sans être moins exigeante sur le principe. Le la mineur lui donne une couleur nerveuse qui convient bien à son allant. Comptez un niveau intermédiaire : les notes ne sont pas difficiles, mais tenir deux voix vraiment indépendantes demande une attention soutenue.

1 page

Petit Prélude en do majeur BWV 943

Johann Sebastian Bach

C'est le plus développé des cinq préludes BWV 939 à 943, et de loin. Là où ses compagnons tiennent en quelques lignes, celui-ci construit un morceau de dimension respectable, avec plusieurs sections et une progression réelle. En do majeur, il s'ouvre sur un mouvement continu de doubles croches qui parcourt le clavier en figures brisées. Le discours s'installe, module, s'éloigne, puis revient à la tonalité initiale pour une conclusion élargie. Cette architecture, exposition puis éloignement puis retour, est celle des préludes du Clavier bien tempéré, dont cette pièce constitue une préparation naturelle. Les cinq préludes de ce groupe nous viennent de copies manuscrites réalisées dans l'entourage de Bach, principalement par Johann Peter Kellner. Aucun autographe n'a survécu, ce qui laisse planer un doute sur l'attribution de certaines pièces du lot. Le niveau est nettement au-dessus des autres préludes du recueil. Il faut de l'endurance, une main droite égale sur une longue durée, et la capacité à tenir une pulsation pendant plusieurs minutes.

2 pages

Fantaisie et Fugue en la mineur BWV 944 — Fantaisie

Johann Sebastian Bach

Voici l'une des pages les plus étranges du catalogue de Bach : une fantaisie qui tient en quelques mesures et qui, sur le papier, ne ressemble presque pas à de la musique. Bach n'y a noté qu'une succession d'accords tenus, alignés sans rythme ni figuration. Ce n'est pas un brouillon inachevé mais une pratique courante à l'époque baroque : l'interprète recevait la charpente harmonique et devait la réaliser lui-même, en arpégeant les accords, en inventant des figures, en donnant vie à ce squelette. La partition est une consigne, pas un texte fini. Cette liberté déconcerte le pianiste moderne, habitué à ce que tout soit écrit. Elle offre pourtant une occasion rare de faire ce que faisaient les musiciens du XVIIIe siècle : construire soi-même la surface d'une musique dont on ne reçoit que le fondement. La fantaisie sert d'introduction à une fugue considérablement plus longue et plus exigeante, avec laquelle elle forme un diptyque très déséquilibré.

3.0
1 page

Fantaisie et Fugue en la mineur BWV 944 — Fugue

Johann Sebastian Bach

Le déséquilibre entre les deux volets de ce diptyque est saisissant. La fantaisie qui précède tient en quelques accords ; la fugue qui suit est l'une des plus longues et des plus exigeantes que Bach ait écrites pour le clavier. Son sujet est bref et rythmiquement mordant, et Bach le fait tourner sans relâche à travers un discours de grande ampleur, en séquences qui s'enchaînent et se relancent. Le mouvement perpétuel qui en résulte donne à la pièce une allure d'étude de concert, et il faut une réelle endurance pour la tenir jusqu'au bout. L'oeuvre appartient probablement à la période de Weimar, dans les premières années de la maturité du compositeur, quand il écrivait encore sous l'influence de la virtuosité nord-allemande. C'est une pièce de récital, longtemps prisée des pianistes du XIXe siècle qui y trouvaient un Bach spectaculaire. Elle demande un niveau avancé, tant pour la vélocité que pour la capacité à conduire une architecture de longue haleine.

11 pages

Impromptu Op. 90 No. 1 en ut mineur, D. 899

Franz Schubert

Une seule note, jouée à l'octave par les deux mains, forte, sans accompagnement. C'est ainsi que Schubert ouvre le premier de ses impromptus, et ce sol nu contient déjà tout le morceau : il reviendra sans cesse, comme une question qui n'obtient pas de réponse. Ce qui suit est une marche en ut mineur, énoncée doucement, presque timidement après cette entrée abrupte. Schubert la reprend ensuite encore et encore, chaque fois habillée différemment, jusqu'à ce que la pièce ressemble moins à un impromptu qu'à une série de variations libres sur un thème obsédant. Les quatre impromptus D. 899 datent de 1827, l'avant-dernière année de sa vie. Son éditeur n'en publia que les deux premiers, jugeant les autres trop difficiles pour le marché des amateurs. Les numéros 3 et 4 ne parurent qu'en 1857, trente ans après la mort du compositeur. Le titre d'impromptu, qui suggère l'improvisation et la légèreté, vient de l'éditeur et non de Schubert. Il convient mal à cette pièce grave et construite, qui est probablement la plus sombre des quatre.

12 pages

Impromptu Op. 90 No. 2 en mi bémol majeur, D. 899

Franz Schubert

Une cascade continue Ce deuxième impromptu est une pièce de mouvement perpétuel. La main droite déroule des traits de triolets qui montent et descendent sans jamais s'arrêter, sur près de deux cents mesures, pendant que la main gauche pose un accompagnement discret et régulier. L'effet est celui d'un ruissellement. Puis la rupture Au centre, tout change. Schubert bascule en si mineur, la texture devient massive, l'écriture martelée et syncopée, et le caractère franchement violent. C'est un contraste que rien n'annonçait, et c'est ce qui donne à la pièce sa force. La reprise de la première section ne referme pas la parenthèse pour autant. La coda ramène brutalement le mode mineur, et l'impromptu s'achève dans une tonalité que la partie centrale avait imposée. Ce refus de la conclusion rassurante est très caractéristique du dernier Schubert. Ce qu'il faut pour l'aborder L'écriture en triolets exige une main droite égale et endurante. Ce n'est pas la vitesse qui pose problème, c'est la constance sur la durée. Comptez un bon niveau intermédiaire, avec une réserve technique confortable.

13 pages