Solfeggietto H. 220 — Carl Philipp Emanuel Bach
Carl Philipp Emanuel Bach
Le Solfeggietto en ut mineur Wq. 117/2 de Carl Philipp Emanuel Bach (1766) est sa pièce la plus jouée — un petit feu d'artifice de double-croches qui s'alternent d'une main à l'autre, parsemé de modulations rapides et d'une virtuosité brillante condensée en quelques minutes. Sa forme est brève, son mouvement perpétuel, et tout son effet repose sur cette alternance véloce entre droite et gauche. La pièce annonce déjà le Sturm und Drang, ce courant d'« orage et passion » qui marquera la fin du XVIIIe siècle et préparera le terrain à Beethoven. Fils de Jean-Sébastien, C. P. E. Bach fut en son temps plus célèbre que son père, et il jeta un pont décisif entre le baroque et le classicisme. Pour l'élève, c'est un excellent travail de coordination et de vélocité égale entre les deux mains, aussi spectaculaire que formateur.