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Portrait de Friedrich Kuhlau, compositeur classique germano-danoise (1786–1832)

classique · germano-danoise

Friedrich Kuhlau

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𝄞 Biographie

Friedrich Kuhlau naît en 1786 à Uelzen, dans le Hanovre allemand. Enfance traumatique : à sept ans, il glisse sur une plaque de verglas et perd l'œil droit. Il étudie le piano localement, puis à Hambourg. En 1810, à vingt-quatre ans, il fuit l'invasion française du Hanovre pour échapper à la conscription dans la Grande Armée napoléonienne, et trouve refuge à Copenhague où il restera jusqu'à sa mort.

Au Danemark, il devient rapidement musicien de cour. Il y compose ses premières œuvres importantes, dont la musique de scène pour le drame Elverhøj (1828) d'Heiberg, qui contient un thème mélodique sur lequel il bâtit la première de l'hymne danois Kong Christian — la pièce est devenue un classique national.

Kuhlau publie sous son nom une production très large : sept opéras (peu joués aujourd'hui), de la musique de chambre, des concertos. Mais c'est par le piano et la flûte qu'il a marqué la pédagogie. Pour la flûte (instrument qu'il jouait peu lui-même), il laisse plus de 80 numéros d'opus — ce qui lui vaut le surnom de « Beethoven de la flûte ». Les Sonates pour flûte et piano Op. 64, 69, 71, 83, ainsi que les Duos pour deux flûtes Op. 80, 81 et 87, restent dans le répertoire flûtiste mondial.

Pour le piano seul, il s'est rendu célèbre par ses Sonatines, particulièrement celles regroupées dans les Op. 20, 55, 59, 60 et 88. Les Sonatines Op. 20 (1820) et Op. 55 (1823), simples mais d'écriture claire, sont entrées dans les programmes de débutants et intermédiaires de toute l'Europe pendant deux siècles. Elles forment un passage souvent obligé après les Sonatines de Clementi.

Il rencontre Beethoven à Vienne en septembre 1825 et passe quelques jours avec lui — épisode bien documenté. Beethoven lui dédie un canon humoristique sur le nom « Kühl, nicht lau » (« Frais, pas tiède ») jouant sur Kuhlau.

Le 5 février 1831, sa maison à Lyngby brûle entièrement. Kuhlau y perd tous ses manuscrits inachevés, ses livres et ses notes. Il prend froid en luttant contre l'incendie et contracte une affection pulmonaire dont il ne se remettra pas. Il meurt à Copenhague en mars 1832.

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Sonatine Op. 20 No. 1 en do majeur, 3e mouvement (Rondo - Allegro)

Débutant

Op. 20 No. 1 · 1820

Le finale est un rondo, c'est-à-dire une forme où un refrain revient régulièrement entre des épisodes contrastés. C'est la construction la plus immédiatement compréhensible du répertoire classique, et Kuhlau l'emploie ici dans sa version la plus claire. Le thème principal, léger et bondissant, revient plusieurs fois à l'identique. Entre ses retours s'intercalent des passages qui s'éloignent de la tonalité principale avant d'y ramener. L'élève entend la forme dès la première lecture. Kuhlau était aussi un compositeur d'opéras et un auteur prolifique pour la flûte, instrument dont il ne jouait pourtant pas. Ses sonatines, écrites pour le marché de l'enseignement en pleine expansion au début du XIXe siècle, lui ont survécu bien mieux que le reste. Ce finale demande surtout de la vélocité et une main légère. Il conclut la sonatine sur une note d'entrain et fonctionne très bien en audition. Accessible dès la troisième année.

Sonatine Op. 20 No. 1 en do majeur, 2e mouvement (Andante)

Débutant

Op. 20 No. 1 · 1820

Après un premier mouvement vif et démonstratif, cet *Andante* demande tout autre chose : du chant, de la patience et un beau son. C'est précisément sa fonction pédagogique. Kuhlau construit ses sonatines comme des parcours complets, où chaque mouvement travaille une compétence différente. Le premier enseigne la forme et l'articulation, le mouvement lent enseigne la sonorité et le phrasé, le finale la vélocité. L'écriture est ici d'une grande simplicité : une mélodie posée, un accompagnement discret, une carrure régulière. Il n'y a presque rien à jouer, et c'est bien le problème. Un mouvement lent ne pardonne aucune inégalité, aucun son mal timbré, aucune phrase sans direction. Les élèves ont tendance à le négliger au profit des mouvements rapides, plus gratifiants. C'est une erreur : c'est ici que se travaille ce qui distinguera plus tard un pianiste musical d'un pianiste seulement agile. Accessible dès la deuxième année.

Sonatine Op. 20 No. 1 en do majeur, 1er mouvement (Allegro)

Débutant

Op. 20 No. 1 · 1820

Friedrich Kuhlau est né en Allemagne en 1786 et a passé l'essentiel de sa vie au Danemark, où il s'était réfugié en 1810 pour échapper à la conscription dans les armées napoléoniennes. Il y devint une figure centrale de la vie musicale, au point qu'on le surnomme parfois le Beethoven danois. Ses sonatines sont aujourd'hui ce qu'on joue le plus de lui, et elles occupent une place particulière dans l'enseignement du piano : ce sont les premières pièces par lesquelles un élève découvre la forme sonate. Ce premier mouvement en do majeur en présente le mécanisme dans sa forme la plus lisible. Un premier thème énergique, un second thème contrasté et plus chantant, un bref développement, puis le retour des deux thèmes. Tout est audible, rien n'est caché, et l'élève entend la construction en jouant. La pièce reste accessible dès la deuxième ou troisième année, ce qui en fait un passage presque obligé du répertoire pédagogique.

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