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harmonie

Médiante

Troisième degré d'une gamme. Située à mi-chemin entre tonique et dominante, elle détermine si le mode est majeur ou mineur.

En do majeur, la médiante est mi ; en do mineur, mi bémol. Une seule note change, et tout le caractère bascule. C'est elle qui décide de la couleur affective d'une pièce.

L'accord bâti sur la médiante (III) est moins utilisé que les piliers I, IV, V. Mais les romantiques l'ont remis à l'honneur. Schubert raffole des modulations à la médiante — passer de do majeur à mi majeur sans préparation classique, juste par une note pivot. Cet effet ouvre des perspectives soudaines, un peu cinématographiques avant l'heure.

Liszt et Brahms ont systématisé ces rapports de tierce. Le procédé évite la routine dominante-tonique et donne aux longues sonates une respiration nouvelle. Mais ça dépend du contexte : utilisé sans préparation, le saut médiantique peut sonner abrupt.

Exemples

Le second mouvement de la Sonate D. 960 de Schubert (1828) bascule plusieurs fois vers la médiante mineure. Chez Liszt, la Sonate en si mineur enchaîne des modulations médiantiques sur toute sa durée. Chopin glisse vers la médiante dans la Ballade no 4 op. 52, créant une tension typique du romantisme tardif.

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