ornementation
Ornementation
Ensemble des notes ajoutées pour parer une mélodie : trilles, mordants, appoggiatures, gruppettos et traits improvisés.
Avant le XIXe siècle, une partition ne notait pas tout. L'interprète était censé ajouter lui-même des ornements, selon des conventions que chaque pays et chaque époque déclinait à sa manière. Le signe écrit n'était qu'un aide-mémoire.
D'où les difficultés du pianiste moderne. Un même petit zigzag ne s'exécute pas de la même façon chez Couperin, chez Bach et chez Mozart : il commence tantôt sur la note principale, tantôt sur la note supérieure, et sa vitesse dépend du caractère de la pièce. Les éditions sérieuses proposent une réalisation, qui reste une proposition.
Le principe à retenir est que l'ornement sert la ligne et ne doit jamais l'interrompre. Mieux vaut un trille court et bien placé qu'un ornement complet qui retarde le temps suivant et casse la phrase.
Exemples
Les Suites de Haendel et les Pièces de clavecin de Couperin fourmillent d'ornements. Dans le Petit Livre d'Anna Magdalena Bach, les quelques signes notés suffisent à transformer un menuet simple en pièce élégante.