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Scherzo
Mouvement rapide et enjoué, traditionnellement à trois temps, parfois sombre.
Scherzo signifie « plaisanterie » en italien. Le terme désigne un mouvement rapide à trois temps qui, à partir de Beethoven, remplace progressivement le menuet dans les sonates, symphonies et quatuors — souvent en troisième position. La structure reste ternaire : scherzo, trio (section contrastante, plus calme ou chantante), puis retour du scherzo.
Chez Beethoven, le menuet poli devient un mouvement énergique, parfois violent — qu'on pense à la Neuvième Symphonie ou à la sonate Hammerklavier. La « plaisanterie » tourne à l'ironie, voire à la menace.
Chopin va plus loin : ses quatre Scherzos (1832-1842) détachent la forme de la sonate pour en faire des œuvres indépendantes, dramatiques, virtuoses, souvent sombres. Le Premier en si mineur, op. 20, tragique, cache dans son trio un noël polonais ; le Deuxième en si bémol mineur, op. 31, est le plus joué ; le Troisième en ut dièse mineur, op. 39, le plus tranchant ; le Quatrième en mi majeur, op. 54, le plus lumineux et virtuose.