forme
Prélude
Pièce introductive courte, devenue forme libre indépendante au XIXe siècle.
Définition
Le prélude désigne à l'origine une pièce d'introduction à une œuvre plus vaste (suite, fugue, opéra). Le terme vient du latin praeludium (« jeu avant »).
Du préambule à la pièce indépendante
Dans la musique baroque, le prélude introduit une suite (Bach, Couperin) ou une fugue (les préludes et fugues du Clavier bien tempéré). Il est souvent improvisé à l'origine, ce qui explique sa forme libre.
Au XIXe siècle, Chopin révolutionne le genre avec ses 24 Préludes Op. 28 — recueil dans toutes les tonalités majeures et mineures, où chaque prélude est une pièce indépendante, brève et caractérisée. Le prélude devient une forme autonome, sans rien introduire.
Postérité
Après Chopin, le prélude indépendant est cultivé par Scriabine (24 préludes Op. 11), Debussy (deux livres de Préludes), Rachmaninoff (Prélude en ut dièse mineur Op. 3 No. 2), Chostakovitch (24 Préludes et Fugues Op. 87).
Exemples
Bach : Prélude en Do majeur (WTC I). Chopin : Prélude « Goutte d'eau » Op. 28 No. 15, Prélude No. 4 en mi mineur. Debussy : La Cathédrale engloutie, La Fille aux cheveux de lin. Rachmaninoff : Prélude Op. 3 No. 2.