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forme

Nocturne

Pièce instrumentale au caractère rêveur, évocatrice de la nuit.

Du latin nocturnus, « de la nuit », le nocturne est une pièce instrumentale lyrique et méditative, dont l'atmosphère évoque la nuit, le rêve, l'intimité.

Le genre a un inventeur identifié : l'Irlandais John Field (1782-1837), qui en composa une vingtaine pour piano au début du XIXe siècle. Mais c'est Chopin qui l'éleva au rang d'art majeur — ses 21 nocturnes restent les modèles du genre. La recette typique tient en quelques traits : une mélodie chantante à la main droite, souvent très ornementée, un accompagnement arpégé ou en accords brisés à la main gauche, un tempo modéré (andante, lento), une tonalité volontiers mineure ou modulante qui installe la mélancolie, et une pédale forte généreuse pour la résonance et le legato.

Après Chopin, le nocturne fut cultivé par Fauré (13 nocturnes), Debussy (les Trois Nocturnes orchestraux), Scriabine ou Satie.

Exemples

Chopin : Nocturne Op. 9 No. 2 (le plus célèbre), Op. 27 No. 2, Op. 48 No. 1. Fauré : Nocturne No. 6 Op. 63. Field : Nocturne No. 5. Satie : Cinq Nocturnes.

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Termes apparentés

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