Niveau
Intermédiaire
Difficulté
6/ 10
Pages
2
Les vingt-quatre préludes de l'opus 11 suivent un modèle explicite : une pièce dans chacune des vingt-quatre tonalités, exactement comme Chopin dans son opus 28. Scriabine y travailla près de dix ans, de 1888 à 1896, et le recueil constitue le meilleur portrait de sa première manière.
Ce premier prélude, en do majeur, ouvre l'ensemble sur une page fluide et ondoyante. Sa particularité est rythmique : les deux mains ne divisent pas le temps de la même façon, et leurs figures se superposent sans jamais coïncider franchement. Cette polyrythmie crée un flottement caractéristique, une impression de balancement irrégulier qui deviendra une signature du compositeur.
Scriabine avait alors une vingtaine d'années et se produisait comme pianiste dans toute l'Europe, joué et édité grâce au soutien du mécène Mitrofan Beliaïev.
La pièce est brève. Sa difficulté ne tient pas aux notes mais à la coordination entre deux mains qui comptent différemment.
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