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Avancé
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Le piano imite la guitare, et c'est le sujet même de la pièce. Albéniz écrit Rumores de la Caleta en 1887, dans le recueil Recuerdos de viaje, et il y transpose au clavier des gestes qui appartiennent au flamenco : accords plaqués comme un rasgueado, notes répétées rapides, ornements qui glissent vers la note principale.
La Caleta est une plage de Malaga, et le sous-titre Malagueña désigne un genre andalou proche du fandango. Albéniz, né en Catalogne, a passé sa jeunesse à voyager et à jouer partout. Ces pièces de souvenirs sont ses premières tentatives sérieuses pour faire entrer la musique populaire espagnole dans le répertoire savant, un projet qu'il portera jusqu'à Iberia une vingtaine d'années plus tard.
La pièce est construite sur deux caractères opposés. Une section extérieure sombre et martelée, dans un mode andalou qui refuse la cadence classique, encadre un épisode central lyrique et plus lent, marqué copla, où une mélodie se déploie librement comme un chant.
Techniquement, elle demande une main capable de plaquer des accords secs et répétés sans se crisper, et une oreille prête à accepter des harmonies qui ne se résolvent pas comme on l'attend.
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