Niveau
Avancé
Difficulté
9/ 10
Pages
5
Le Prestissimo final de la Sonate Op. 10 No. 1 (Beethoven, 1798) est l'un de ses mouvements les plus exigeants en matière de vélocité. Il referme la sonate par un déchaînement d'énergie en ut mineur, dans la même veine orageuse que le premier mouvement. Tourbillonnant, presque démoniaque, ce finale est une sorte de tarentelle déguisée : les triolets de croches s'enchaînent sans répit et installent une sensation de vertige, comme une course qu'on ne peut plus arrêter. La vélocité ne se gagne pourtant que par la patience — il faut le travailler des semaines durant à la moitié du tempo cible avant d'espérer la vitesse réelle. Et pour ne pas se crisper dans le feu de l'action, une consigne s'impose : garder les poignets très souples. C'est la condition pour tenir la distance sans se raidir, et préserver la clarté du trait jusqu'au bout.
▶ Écouter via YouTubevoir la vidéo ↗
0:00 / 0:00
Téléchargement gratuit · PDF · 1 téléchargement
↓ Télécharger la partition