Sonate Op. 31 No. 2 « Tempête », 1er mouvement (Largo - Allegro)
Op. 31 No. 2 · 1802
Niveau
Avancé
Difficulté
8/ 10
Pages du PDF
10
D'où vient le surnom
L'histoire est célèbre : interrogé sur le sens de cette sonate, Beethoven aurait répondu « lisez La Tempête de Shakespeare ». L'anecdote vient d'Anton Schindler, son secrétaire des dernières années, dont les témoignages se sont révélés en grande partie inventés. Le surnom est resté, mais rien ne prouve que Beethoven ait jamais pensé à Shakespeare en écrivant ces pages.
Une ouverture sans précédent
Le mouvement commence par un arpège lent, suspendu, marqué Largo, qui pose une question et n'y répond pas. Puis l'Allegro s'élance, agité. Cette alternance entre l'immobilité et l'urgence structure tout le morceau, et Beethoven la pousse jusqu'à un procédé stupéfiant pour 1802 : à deux reprises, la musique s'arrête et une voix seule énonce une phrase libre, notée comme un récitatif d'opéra, avec la pédale tenue du début à la fin.
Ce qu'il faut pour l'aborder
L'écriture n'est pas la plus virtuose de Beethoven, mais elle exige une maîtrise du temps peu commune : savoir tenir un silence, faire durer une suspension, relancer sans précipiter. Comptez un niveau avancé.
▶ Écouter via YouTubevoir la vidéo ↗
0:00 / 0:00
Téléchargement gratuit · PDF · 8 téléchargements
↓ Télécharger la partition