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Portrait de Franz Liszt, compositeur romantique hongroise (1811–1886)

romantique · hongroise

Franz Liszt

𝄞 Biographie

Franz Liszt naît en 1811 dans une Hongrie austro-hongroise, à Doborján (aujourd'hui Raiding, en Autriche). Son père, employé des Esterházy, est musicien amateur et reconnaît tôt le don. Liszt étudie à Vienne avec Czerny et Salieri, puis s'installe à Paris à onze ans. Il y restera longtemps, sans jamais vraiment appartenir à un pays — il parlait l'allemand, le français, l'italien, plus tard le hongrois retrouvé.

L'écoute de Paganini en 1832 le pousse à transposer au piano l'idée d'un virtuose total. Pendant les années 1840, il sillonne l'Europe en concerts. C'est lui qui impose l'idée d'un soliste seul sur scène, mémoire au lieu de partition, et le terme même de « récital ». Le public féminin s'évanouit, on parle de « lisztomania » — la formule est de Heine.

À partir de 1848, il s'installe à Weimar comme maître de chapelle de la cour grand-ducale, dirige Wagner et les nouveaux compositeurs, écrit ses douze poèmes symphoniques et la Sonate en si mineur (1853). Plus tard, il prend les ordres mineurs à Rome et signe parfois « abbé Liszt ».

Pour le piano seul, il laisse les douze Études d'exécution transcendante, les deux livres des Années de pèlerinage, dix-neuf Rhapsodies hongroises, la Sonate en si mineur, et un nombre considérable de transcriptions (symphonies de Beethoven, opéras de Wagner et Verdi) qui ont longtemps fait office de diffusion publique de ces œuvres avant le disque.

Il meurt à Bayreuth en 1886, lors du festival dirigé par son gendre Wagner. Sa dernière période, plus dépouillée et harmoniquement audacieuse, a longtemps été négligée. On la redécouvre depuis quelques décennies.

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Ballade No. 2 en si mineur, S. 171

Avancé

S. 171 · 1853

## Présentation **Ballade No. 2 en si mineur, S. 171** (S. 171) est une œuvre pour piano composée par **Franz Liszt** (1811-1886), compositeur de tradition hongroise de la période romantique aux alentours de 1853. Cette pièce de **niveau avancé** est réservée aux pianistes confirmés (7+ ans de pratique). Elle exige virtuosité, endurance, et une compréhension profonde du langage romantique. ## Interprétation de référence L'audio associé à cette page propose une **interprétation de György Cziffra**, l'une des références modernes pour le répertoire romantique. Elle constitue un excellent point de comparaison pour votre travail personnel. ## Au piano Difficulté évaluée à **10/10** sur une grille progressive. Pour aborder cette œuvre, commencez par un travail mains séparées à tempo lent (50% du tempo cible), ajoutez progressivement la pédale et les nuances. Le métronome est votre allié — surtout dans les passages où la régularité rythmique structure le discours musical.

Consolation No. 4 en ré bémol majeur, S. 172

Intermédiaire

S. 172 No. 4 · 1849

## Présentation **Consolation No. 4 en ré bémol majeur, S. 172** (S. 172 No. 4) est une œuvre pour piano composée par **Franz Liszt** (1811-1886), compositeur de tradition hongroise de la période romantique aux alentours de 1849. Cette pièce de **niveau intermédiaire** s'adresse à des pianistes ayant 3 à 5 ans de pratique. Elle demande une bonne lecture, une maîtrise des doigtés et une sensibilité expressive déjà développée. ## Interprétation de référence L'audio associé à cette page propose une **interprétation de Nelson Freire**, l'une des références modernes pour le répertoire romantique. Elle constitue un excellent point de comparaison pour votre travail personnel. ## Au piano Difficulté évaluée à **5/10** sur une grille progressive. Pour aborder cette œuvre, commencez par un travail mains séparées à tempo lent (50% du tempo cible), ajoutez progressivement la pédale et les nuances. Le métronome est votre allié — surtout dans les passages où la régularité rythmique structure le discours musical.

Consolation No. 1 en mi majeur

Intermédiaire

S. 172 No. 1 · 1850

Consolation No. 1 en mi majeur ouvre les Six Consolations S. 172 que Liszt compose entre 1844 et 1849. Le titre vient probablement d'un recueil de poèmes du même nom de Sainte-Beuve. Cette première pièce, en mi majeur lumineux, est très brève — moins de deux minutes — et se présente comme un préambule serein avant les pièces plus connues du cycle (notamment la n°3 en ré bémol). Une mélodie simple à la main droite, des accords brisés à la gauche, et l'atmosphère d'une page de chevet. Liszt, après les années virtuoses, cherche ici une voix intime et apaisée, à mille lieues des Études d'exécution transcendante. Une porte d'entrée idéale au Liszt méconnu, celui des miniatures intérieures. Convient parfaitement aux pianistes intermédiaires.

Liebestraum No. 3

Intermédiaire

S. 541 No. 3 · 1850

Le troisième et plus célèbre des trois **Liebesträume** (« Rêves d'amour ») de Liszt fut publié en 1850. À l'origine un *lied* sur un poème de Ferdinand Freiligrath (*O lieb*), Liszt en réalisa cette **transcription pour piano seul** qui devint l'une des pièces romantiques les plus aimées du répertoire. Le thème lyrique en la bémol majeur, présenté à la main intérieure pendant que les deux mains jouent les harmonies, demande une **virtuosité de la division** et un sens du *cantabile* exceptionnels. Trois cadences brillantes intercalent les énoncés du thème.

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