Niveau
Intermédiaire
Difficulté
5/ 10
Pages
3
Les six Consolations de Liszt, composées autour de 1849 et 1850, offrent le visage le plus intime d'un musicien que l'histoire a surtout retenu comme virtuose spectaculaire. Aucune démonstration ici, aucun trait brillant : des pièces courtes, calmes, écrites dans une texture dépouillée.
La quatrième est peut-être la plus dépouillée de toutes. En ré bémol majeur, marquée Quasi Adagio, elle avance en accords liés, presque comme un choral, avec une mélodie qui se déploie lentement au sommet de l'harmonie. On rapporte que Liszt s'y est inspiré d'un thème de la grande-duchesse Maria Pavlovna de Saxe-Weimar, à la cour de laquelle il occupait alors la fonction de maître de chapelle.
Cette période de Weimar est celle où Liszt cesse de parcourir l'Europe en pianiste itinérant pour se consacrer à la composition et à la direction. Les Consolations portent la trace de ce retrait.
Techniquement abordable pour un pianiste intermédiaire, la pièce demande surtout une maîtrise du son et de la conduite des voix.
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