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theorie

Renversement

Disposition d'un accord où la note la plus grave n'est pas la fondamentale, permettant de varier la sonorité d'un accord sans changer ses notes.

Un accord est renversé quand sa note la plus grave n'est pas la fondamentale mais une autre de ses notes. L'accord de do majeur (do-mi-sol) existe ainsi en trois dispositions : état fondamental avec do à la basse ; premier renversement avec mi à la basse (chiffré I6) ; deuxième renversement avec sol à la basse (I6/4). Mêmes notes, couleurs différentes. L'état fondamental affirme et conclut ; le premier renversement, plus ouvert, fluidifie les enchaînements ; le deuxième, instable, suspend — d'où son emploi privilégié dans les cadences. Les traités d'harmonie chiffrent chaque disposition avec précision (V7, V6, V6/4, V6/5...), héritage de la basse continue.

Pour le pianiste, le renversement est d'abord un outil de conduite : il permet de faire chanter la basse sans changer d'accord, d'éviter les sauts brutaux, de varier les voicings d'une même progression ou d'alléger un accompagnement en arpèges. Une même suite d'accords change de visage selon les renversements choisis.

Exemples

Les Nocturnes de Chopin utilisent abondamment les renversements pour fluidifier la basse main gauche. Bach (chorals harmonisés) module presque tous les accords en variant les renversements pour conduire les voix. Mozart : les accompagnements d'Alberti reposent sur des renversements arpégés.

De la théorie à la pratique

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