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theorie

Septième

Intervalle musical de 7 degrés diatoniques, dissonance centrale du langage tonal, base des accords de septième (V7, etc.) à résolution obligatoire.

La septième couvre sept degrés de l'échelle diatonique. Dans le langage tonal, c'est une dissonance : elle appelle une résolution vers une consonance. La septième majeure (onze demi-tons, do-si) frotte — tension expressive que les compositeurs recherchent pour elle-même. La septième mineure (dix demi-tons, do-si bémol) est la plus courante. La diminuée (neuf demi-tons) se rencontre rarement à l'état d'intervalle nu, mais partout dans l'accord du même nom.

L'accord de septième de dominante (V7) en fait la clé de voûte du système : cinquième degré, tierce majeure, quinte juste et septième mineure — sol-si-ré-fa en do majeur. Sa dissonance aimante la tonique : sol-si-ré-fa se résout sur do-mi-sol, la septième fa descendant sur mi. Le pianiste s'y frotte dès le niveau intermédiaire, tant Mozart, Beethoven, Chopin ou Brahms en regorgent. Wagner franchira le pas suivant : des septièmes ni préparées ni résolues — le début du modernisme harmonique.

Exemples

L'accord de Tristan de Wagner contient une 7ᵉ majeure dissonante (Fa-Si). Le V7 (accord de septième de dominante) est l'accord le plus utilisé dans le répertoire piano. Chopin enchaîne souvent V7-I dans ses cadences finales (Nocturnes, Préludes Op. 28).

De la théorie à la pratique

Entendre Septième sous vos doigts

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