theorie
Cycle des quintes
Représentation circulaire des 12 tonalités majeures (ou mineures) reliées par des quintes justes, outil de référence pour l'analyse et la composition.
Le cycle des quintes — ou cercle des quintes — dispose les douze tonalités majeures (ou mineures) sur un cercle où chaque voisine se situe à une quinte juste de la précédente. En partant de do majeur : do, sol, ré, la, mi, si, fa dièse (alias sol bémol) dans le sens horaire, par quintes ascendantes ; do, fa, si bémol, mi bémol, la bémol, ré bémol dans l'autre sens, par quartes. Douze quintes plus loin, on retombe sur le point de départ, à une équivalence enharmonique près (si dièse = do).
Le cercle se lit aussi comme une carte des armures : chaque pas horaire ajoute un dièse, chaque pas antihoraire un bémol — de do majeur/la mineur (aucune altération) jusqu'aux extrêmes à sept dièses ou sept bémols. On y suit les modulations (Bach passe volontiers d'une tonalité à sa voisine sur le cercle), les progressions types comme vi-ii-V-I, et l'ambition du Clavier bien tempéré, qui parcourt les vingt-quatre tonalités — liberté rendue possible par le tempérament égal. Pour le pianiste, le cycle sert de plan de travail : gammes et arpèges s'apprennent dans les vingt-quatre tonalités, et ce cercle-là en donne l'ordre logique.
Exemples
Le Clavier bien tempéré de Bach (Livre I et II) parcourt les 24 tonalités majeures et mineures, formant un voyage musical à travers tout le cycle des quintes. Chopin (24 Préludes Op. 28) fait de même mais organisé différemment (alternance majeur/mineur relatif). Hindemith — Ludus Tonalis (1942) — autre tour complet.