theorie
Demi-ton
Plus petit intervalle de la musique tonale occidentale, équivalant à la distance entre deux touches voisines du piano (noire ou blanche).
Le demi-ton est le plus petit intervalle de la musique tonale occidentale. Au piano, il sépare deux touches consécutives, blanches ou noires. La théorie en distingue deux espèces : le demi-ton diatonique relie deux notes de noms différents (mi-fa, si-do, do-ré bémol) — c'est lui qui mène le septième degré vers l'octave dans toute gamme majeure ; le demi-ton chromatique relie deux notes de même nom (do-do dièse). Sur un piano, la distinction est purement notationnelle, puisque le son est identique. Elle garde pourtant son sens en théorie classique, au violon ou pour la voix, où l'intonation peut différer.
L'instrument moderne est accordé en tempérament égal : douze demi-tons de 100 cents chacun par octave, là où les tempéraments anciens variaient leurs tailles. Sur ce petit intervalle repose beaucoup d'expression : la sensible qui tire vers la tonique, le sixième degré abaissé qui descend vers la quinte, tout le chromatisme romantique de Chopin à Wagner. Certaines musiques orientales ou contemporaines vont plus loin encore, avec des quarts de ton — hors de portée d'un piano standard.
Exemples
La gamme chromatique = 12 demi-tons consécutifs (toutes les touches d'une octave). L'arpège diminué = empilement de demi-tons + ton. L'écriture chromatique de Chopin (Étude Op. 10 No. 2) repose sur la maîtrise des demi-tons. La Toccata BWV 565 de Bach commence par un trait chromatique de 12 demi-tons.