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Le titre prête à confusion. Dans l'Espagne du XIXe siècle, oriental ne désigne pas l'Asie mais l'héritage mauresque de l'Andalousie, huit siècles de présence arabe dont la musique populaire garde la trace. C'est cette couleur que Granados cherche ici.
Les douze Danzas Españolas furent composées vers 1890, alors que le compositeur avait un peu plus de vingt ans. Elles lui apportèrent son premier succès et restent, avec Goyescas, ce que l'on joue le plus de lui.
Cette deuxième danse est bâtie sur un contraste simple et efficace. Les sections extrêmes déroulent une mélodie lente et ornée, au caractère de complainte, sur un accompagnement qui imite le grattement d'une guitare. La section centrale, en majeur, s'ouvre en une copla plus large et plus lumineuse, avant le retour de l'atmosphère initiale.
L'écriture pianistique évoque constamment la guitare : accords arpégés, notes répétées, basses pincées. Techniquement abordable, la pièce demande surtout une compréhension de son idiome.
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