Niveau
Avancé
Difficulté
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C'est la dernière étape avant le retour de l'Aria, et Bach choisit d'y rire. Après vingt-neuf variations d'une rigueur sans faille, il referme le parcours sur une plaisanterie. Quodlibet — « ce qu'il vous plaira » — désigne une forme baroque où plusieurs mélodies populaires se superposent. Bach insère ici deux chansons allemandes populaires de l'époque : « Ich bin so lang nicht bei dir g'west » (je n'ai pas été si longtemps avec toi) et « Kraut und Rüben haben mich vertrieben » (chou et navet m'ont chassé). L'anecdote vient de Forkel, premier biographe de Bach, qui rapporte que la famille Bach se rassemblait pour chanter des quodlibets — l'attribution est traditionnelle. Sol majeur, tempo modéré, écriture à quatre voix. Un quodlibet est une plaisanterie musicale : on superpose des chansons populaires connues de tous. Bach en assemble ici deux, familières à ses contemporains, sur la basse qui gouverne le cycle depuis la première mesure. Il referme trente variations savantes par une chanson à boire.
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