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baroque · allemande puis britannique

Georg Friedrich Haendel

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𝄞 Biographie

Georg Friedrich Haendel naît à Halle, en Saxe, en 1685, quelques semaines avant Jean-Sébastien Bach et à moins de deux cents kilomètres de lui. Les deux hommes ne se rencontreront jamais, et leurs trajectoires ne pourraient être plus différentes : Bach restera toute sa vie au service d'églises et de cours allemandes, Haendel deviendra un entrepreneur de spectacle dans la capitale la plus riche d'Europe.

Son père, barbier-chirurgien, le destine au droit. L'enfant apprend le clavecin en cachette, dans un grenier où un instrument muet avait été relégué, si l'on en croit son premier biographe. À dix-huit ans, il est violoniste à l'opéra de Hambourg. Trois ans plus tard, il part pour l'Italie, où il assimile le style vocal italien au contact de Corelli et des Scarlatti.

En 1712, il s'installe à Londres. Il y passera le reste de sa vie, naturalisé sujet britannique en 1727, et y produira quarante-deux opéras italiens avant que le public ne s'en lasse. Haendel change alors de genre plutôt que de métier : il invente l'oratorio anglais, forme qui lui permet de garder ses chanteurs et son orchestre sans décors ni costumes. Le Messie, composé en vingt-quatre jours en 1741, en est le sommet.

Sa musique pour clavier tient une place modeste dans son œuvre, mais elle a traversé les siècles dans les écoles de piano. Les deux recueils de Suites de pièces pour le clavecin (1720 et 1733) contiennent la célèbre Sarabande en ré mineur et l'air des Variations dit « Le Forgeron harmonieux ». Les Aylesford Pieces, du nom de la collection de manuscrits où elles furent retrouvées, rassemblent une vingtaine de courtes pièces d'enseignement : gavottes, menuets, airs, préludes, dont beaucoup tiennent en une page.

Devenu aveugle en 1752, il continue de diriger ses oratorios depuis l'orgue jusqu'à sa mort, en 1759. Il est enterré à l'abbaye de Westminster, honneur rare pour un musicien, et plus encore pour un musicien né à l'étranger.

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