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forme

Écossaise

Danse vive à deux temps, en vogue dans les bals européens vers 1800 ; Beethoven, Schubert et Chopin en ont laissé pour piano.

Malgré son nom, cette danse doit peu à l'Écosse : c'est une mode continentale, répandue dans les bals européens au tournant du XIXe siècle. Musicalement, l'affaire est simple — un 2/4 vif, des phrases carrées, un caractère de contredanse sautillante. Les compositeurs en produisaient par séries pour les bals. Beethoven en a laissé plusieurs recueils, Schubert des dizaines, griffonnées pour des fêtes entre amis. Mais le genre a son chef-d'œuvre miniature : les trois Écossaises de Chopin, publiées après sa mort, dont la première en ré majeur pétille en une trentaine de secondes. Rien de profond là-dedans. Juste l'écho d'une salle de bal disparue — et d'excellentes pièces courtes pour travailler la légèreté du poignet.

Exemples

Les Écossaises WoO 83 de Beethoven, souvent jouées enchaînées, gardent un parfum de bal viennois. Schubert en a semé dans ses recueils de danses (D. 145, D. 299, D. 977). Les Trois Écossaises op. 72 n° 3 de Chopin, posthumes, sont les plus fines du lot — la première, en ré majeur, tient de la miniature parfaite.

De la théorie à la pratique

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