technique
Glissando
Effet pianistique consistant à faire glisser un doigt ou plusieurs doigts sur les touches blanches (ou noires) du clavier, créant un trait fulgurant.
Le glissando — « glissé » en italien — consiste à faire glisser un ou plusieurs doigts sur les touches, produisant un trait sonore ininterrompu et fulgurant.
Sur les touches blanches, version la plus courante, on glisse le dos de l'ongle du pouce ou du majeur en descendant, le majeur seul en montant. La sensation surprend au début, et le geste demande de l'entraînement. Sur les touches noires, plus étroites, l'exercice se corse : il faut un doigt unique et très souple. La notation : une ligne droite ou ondulée reliant la note de départ à la note d'arrivée, souvent doublée de la mention gliss.
On en trouve chez Beethoven — les octaves glissées du finale de la Waldstein —, chez Liszt, chez Ravel ou Bartók. Un mot de prudence pour finir : l'angle du poignet doit rester précis, car un glissando mal exécuté ou répété à l'excès écorche la peau des doigts.
Exemples
Le finale de la Sonate Waldstein de Beethoven (Op. 53) contient des glissandos d'octaves redoutables. Mozart les utilise dans les variations K. 265 Ah ! vous dirai-je, Maman.