technique
Doigté
Choix des doigts pour jouer une succession de notes, indiqué par des chiffres 1 à 5 (pouce à auriculaire) au-dessus de la portée.
Le doigté attribue un doigt précis à chaque note d'un passage, noté par les chiffres 1 à 5 : 1 pour le pouce, 5 pour l'auriculaire, même convention aux deux mains. Derrière ces petits chiffres, quelques principes : économie de mouvement, anticipation de la position suivante, passage du pouce pour les gammes, substitution de doigt sur une note tenue pour préserver le legato, ou doigtés de force (1-3-5) pour les accords puissants.
Les doigtés imprimés varient selon les éditions. Henle Verlag et Bärenreiter proposent des solutions modernes issues de la pédagogie contemporaine ; Cortot et Paderewski ont laissé leurs propres doigtés sur Chopin, précieux témoignages d'interprètes. Rien n'oblige pourtant à les suivre : la main de chacun diffère. Un bon doigté libère la musicalité — on cesse de penser aux notes pour penser à la phrase. Les études de Hanon et Czerny travaillent l'égalité des doigts ; Burgmüller et Heller y ajoutent l'expressivité.
Exemples
Les Inventions de Bach (BWV 772-786) sont l'apprentissage du doigté polyphonique. Les Études Op. 10 et Op. 25 de Chopin contiennent les doigtés les plus virtuoses du répertoire (notamment l'Op. 10 No. 2 sur les touches blanches). Hanon (Op. 1) reste la référence pour la mécanique digitale.