A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8

theorie

Mode mixolydien

Mode construit sur le cinquième degré de la gamme majeure : une gamme majeure dont le septième degré est abaissé d'un demi-ton.

Prenez une gamme majeure, abaissez son septième degré d'un demi-ton : vous obtenez le mixolydien. Sur les touches blanches, il court de sol à sol. À l'oreille, c'est du majeur qui aurait perdu son aiguillon — la sensible —, un majeur détendu, un peu rustique, côté cornemuse et danses de village. Les romantiques l'ont retrouvé dans les musiques populaires, où il abonde ; chez Debussy et ses contemporains, il devient un choix d'écriture assumé, une façon d'éclairer un passage sans le soumettre à la mécanique dominante-tonique. Mais comment le repérer ? Un air en majeur où l'accord situé un ton sous la tonique revient sans cesse — fa majeur dans une pièce en sol — trahit presque toujours le mixolydien.

Exemples

La Cathédrale engloutie de Debussy fait entendre des pans entiers de modalité, mixolydien compris, dans ses carillons d'accords parallèles. Chez Grieg, plusieurs danses paysannes de l'op. 72 gardent le septième degré abaissé de leurs modèles au violon de Hardanger. La Promenade de Moussorgski penche elle aussi de ce côté.

De la théorie à la pratique

Envie de le jouer ?

Comprendre « Mode mixolydien», c'est bien. L'entendre sous ses doigts, c'est mieux. Des centaines de partitions de piano gratuites du domaine public vous attendent, avec écoute et guide par niveau.

Partager cette définition

Termes apparentés