theorie
Degré
Position d'une note dans une gamme, numérotée de I à VII, chaque degré portant un nom de fonction (tonique, dominante, sensible…) qui fonde l'analyse tonale.
Un degré, c'est simplement le rang d'une note dans sa gamme. Le premier degré est la note de départ, le deuxième la suivante, et ainsi jusqu'au septième avant de retrouver le premier une octave plus haut. On les note en chiffres romains, de I à VII, ce qui permet de parler d'harmonie indépendamment de la tonalité choisie.
Chaque degré a aussi un nom de fonction, hérité de son rôle dans le système tonal. Le premier est la tonique, point de repos ; le cinquième la dominante, pôle de tension ; le septième la sensible, cette note qui appelle la résolution vers la tonique. Le quatrième est la sous-dominante, le troisième la médiante, et ainsi de suite.
Tout le raisonnement harmonique repose là-dessus. Dire qu'une phrase enchaîne V-I, c'est parler de degrés, pas de notes précises. Et cette abstraction est puissante : la même progression de degrés se transpose dans n'importe quelle tonalité en gardant sa logique. Pour un pianiste qui déchiffre, repérer les degrés d'un passage, c'est comprendre d'un coup où la musique veut aller.
Exemples
Analyser un choral de Bach revient à nommer chaque degré des accords successifs. Les Préludes de Chopin illustrent des progressions de degrés très variées. Les cahiers de solfège classiques entraînent à reconnaître les degrés à l'oreille.