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forme

Novelette

Pièce romantique de forme libre enchaînant plusieurs épisodes contrastés, comme les chapitres d'un court récit.

Le terme est une invention de Schumann, qui baptise ainsi en 1838 un recueil de huit pièces, l'opus 21. L'anecdote veut qu'il ait forgé le mot en hommage à la cantatrice Clara Novello — clin d'œil d'autant plus savoureux que la dédicataire secrète de ces pages était une autre Clara, la future Clara Schumann. Au-delà du jeu de mots, le titre annonce un programme : raconter sans paroles. Chaque novelette enchaîne des épisodes tranchés, marches, valses, passages lyriques, comme les scènes d'une nouvelle littéraire dont l'intrigue resterait à deviner. La forme est libre, souvent proche d'un rondo élargi, avec des retours de refrain qui tiennent lieu de fil conducteur. La huitième, la plus vaste, dépasse les dix minutes et cite une mélodie de Clara Wieck en guise de « voix lointaine ». Le genre n'a guère survécu à son inventeur. Quelques compositeurs ont repris le titre, mais aucun recueil n'a détrôné l'opus 21, resté un sommet du Schumann narratif, exigeant pour les doigts autant que pour l'imagination.

Exemples

Les Huit Novelettes op. 21 de Schumann (1838) forment le corpus de référence : la première, en fa majeur, avance en marche décidée ; la deuxième, en ré majeur, file en traits rapides d'une seule coulée ; la huitième, en fa dièse mineur, déroule le récit le plus ample avec sa « Stimme aus der Ferne » empruntée à Clara Wieck.

De la théorie à la pratique

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