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rythme

Soupir

Silence d'une durée d'un temps, équivalent rythmique de la noire. Il impose de ne rien jouer pendant toute la valeur.

Chaque figure de note possède son silence correspondant, et le soupir est celui de la noire. Il se note par un signe en forme de « z » stylisé, posé au centre de la portée.

Les débutants ont tendance à traiter les silences comme des vides, des moments où « il ne se passe rien ». C'est l'inverse : un silence se joue. Il se compte avec la même rigueur qu'une note, et sa durée exacte fait partie de la phrase musicale.

Au piano, il exige souvent une action précise — lever la main, ou relâcher la pédale, faute de quoi la résonance de la note précédente comble le silence et l'annule. Un silence mal tenu à la pédale n'existe tout simplement pas pour l'auditeur.

Exemples

Les silences expressifs qui ponctuent les Gnossiennes de Satie. Beethoven ouvre plusieurs sonates par un silence, créant une attente immédiate.

De la théorie à la pratique

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