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theorie

Unisson

Émission d'une même note par plusieurs voix ou mains, sans écart de hauteur, ou à l'octave.

À l'unisson, deux ou plusieurs parties jouent exactement la même hauteur, ou la même note à une ou plusieurs octaves de distance. L'effet renforce et unifie : la ligne gagne en puissance et en clarté, débarrassée de toute harmonie.

Au piano, l'unisson entre les deux mains, le plus souvent à deux octaves d'écart, est un procédé spectaculaire. Il concentre toute l'attention sur une seule ligne mélodique, lui donnant une force nue, parfois menaçante, parfois solennelle. C'est un effet de dépouillement, à l'opposé de la richesse polyphonique.

Exemples

Le redoutable finale de la Sonate op. 53 « Waldstein » de Beethoven lance des octaves à l'unisson, et l'ouverture en octaves nues de plusieurs pages de Liszt frappe par sa puissance dépouillée.

De la théorie à la pratique

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