Niveau
Avancé
Difficulté
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Après un premier prélude grave et intérieur, celui-ci arrive comme un torrent.
Marqué Maestoso, il est bâti sur une main gauche en mouvement continu, large et puissante, qui balaie le grave du clavier pendant que la droite énonce un thème en accords massifs. C'est de l'écriture pianistique au sens le plus physique : il faut de la force, de l'endurance, et une capacité à produire un grand son sans durcir.
La pièce appartient à l'ensemble des dix préludes de l'opus 23, publiés en 1904. Rachmaninov était lui-même un pianiste d'exception, doté d'une envergure de main légendaire, et il écrivait pour ses propres moyens. Cela se sent particulièrement ici.
La section centrale offre un répit relatif, plus lyrique, avant que le flux initial ne reprenne et n'emporte la pièce jusqu'à une conclusion éclatante.
C'est l'un des préludes les plus exigeants du recueil. Il ne convient pas à un pianiste qui n'aurait pas déjà une solide expérience du grand répertoire romantique.
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