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forme

Choral

Pièce homophonique inspirée du chant protestant allemand. Mouvement majestueux, accords pleins, écriture verticale héritée de Bach.

À l'origine, le choral est une mélodie de chant religieux luthérien, harmonisée à quatre voix. Luther lui-même en composa certains, popularisés par Bach qui en harmonisa plus de quatre cents. Le style typique : phrases courtes, cadences claires à chaque ligne, tempo modéré.

Transposé au piano, le choral devient un mouvement ou une section caractérisé par son écriture verticale en accords pleins et son tempo lent et solennel. Le clavier imite l'orgue ou la voix chorale. Les pédales soutiennent la résonance, les voix bougent en valeurs longues, la mélodie se déploie au sommet.

Les romantiques s'emparent du genre. Schumann ouvre les Études symphoniques sur un choral. Brahms intègre des passages choralistiques dans ses œuvres tardives. César Franck en fait un pilier expressif. Sauf que chez ces compositeurs, le choral n'est plus liturgique — c'est une référence stylistique à un certain recueillement.

Exemples

Schumann, Études symphoniques op. 13 (1834), ouverture en forme de choral. Brahms, Klavierstücke op. 118 no 6 — passage choralistique central. Franck, Prélude, Choral et Fugue (1884), où le choral occupe la section médiane. Bach lui-même propose de nombreux chorals transcrits, dont ceux du Petit livre d'Anna Magdalena.

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