forme
Coda
Section conclusive d'une pièce musicale, située après la fin nominale, qui prolonge ou résume thématiquement avant la conclusion définitive.
La coda — « queue » en italien — est la section finale ajoutée après la dernière reprise du thème ou de l'exposition. Elle conclut pour de bon : réaffirmation de la tonique, cadence finale stable. Sur la partition, elle est signalée par le symbole 𝄌 (cercle barré) ; dans une forme avec reprise (Da capo al Coda), l'interprète saute à la coda en rencontrant ce signe la seconde fois. À ne pas confondre avec la codetta, courte conclusion de quatre à huit mesures nichée à l'intérieur d'une exposition, quand la coda proprement dite peut s'étendre sur dix à cinquante mesures.
Chez Mozart et Haydn, les codas restent brèves. Beethoven les dilate considérablement — dans la Waldstein ou l'Appassionata, la coda devient une seconde réexposition, presque un développement supplémentaire. Chopin va ailleurs : les codas de ses ballades et scherzos sont des éclats virtuoses quasi indépendants, souvent le passage le plus redouté de la pièce.