A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8

nuance

Decrescendo

Indication musicale demandant de diminuer progressivement l'intensité sonore.

Decrescendo vient de l'italien decrescere, « décroître ». Il demande une diminution progressive du volume sonore, abrégée decresc. sur la partition ou dessinée par un soufflet qui se referme. On le tient généralement pour synonyme de diminuendo, même si certains théoriciens distinguent une légère nuance expressive entre les deux.

Au piano, l'exercice est plus délicat qu'il n'y paraît : l'instrument ne permet pas de modifier le volume d'une note après l'attaque. Le pianiste doit donc alléger progressivement la pression des doigts d'une note à l'autre, sans casser la fluidité du phrasé. C'est l'un des premiers défis expressifs du débutant.

Le decrescendo intervient dans les fins de phrases pour créer un apaisement, dans les transitions entre sections pour préparer un contraste dynamique, et dans les passages contemplatifs ou intimes, très présents dans la musique romantique. Chaque note s'efface un peu plus, pour laisser parler l'espace.

Exemples

Ludwig van BeethovenSonate au Clair de Lune op. 27 n°2 : le premier mouvement use de decrescendos constants pour maintenir une atmosphère nocturne et recueillie. Frédéric ChopinNocturne en mi bémol majeur op. 9 n°2 : les longues lignes mélodiques s'éteignent en decrescendo pour imiter le souffle d'une voix humaine. Franz SchubertMoment musical op. 94 n°3 : les fins de phrases s'évaporent en decrescendo, caractéristiques de la tendresse schubertienne.

Partager cette définition

Termes apparentés

·