A1B1C2D2E2F2G2A2B2C3D3E3F3G3A3B3C4D4E4F4G4A4B4C5D5E5F5G5A5B5C6D6E6F6G6A6B6C7D7E7F7G7A7B7C8D8E8F8G8A8B8C9A#1C#2D#2F#2G#2A#2C#3D#3F#3G#3A#3C#4D#4F#4G#4A#4C#5D#5F#5G#5A#5C#6D#6F#6G#6A#6C#7D#7F#7G#7A#7C#8D#8F#8G#8A#8

nuance

Forte

Indication de nuance signifiant jouer fort, avec puissance et intensité sonore.

Étymologie et signification

Le mot forte vient de l'italien forte, qui signifie littéralement « fort » ou « puissant ». Noté f sur les partitions, il indique au pianiste de produire un son ample et plein, en opposition au piano (noté p). C'est l'une des premières nuances que tout pianiste débutant apprend à reconnaître et à interpréter.

Usage au piano

Jouer forte ne signifie pas frapper les touches brutalement : il s'agit d'engager le poids du bras, d'impliquer les épaules et le dos pour obtenir un son riche et projeté sans crispation. Les pianistes intermédiaires apprennent souvent à distinguer le forte lumineux d'un Mozart du forte dramatique d'un Beethoven.

Un forte bien conduit résonne dans la salle ; un forte mal contrôlé ne fait que claquer.

Le forte s'inscrit dans une hiérarchie de nuances :

Dans les partitions romantiques, le forte apparaît souvent après un long crescendo, créant un effet de libération émotionnelle attendu par l'auditeur.

Exemples

Ludwig van Beethoven, Sonate n°14 « Clair de lune » (op. 27 n°2) — le finale (Presto agitato) est parsemé de forte soudains qui traduisent une tension dramatique explosive. Frédéric Chopin, Ballade n°1 en sol mineur (op. 23) — les climax en forte donnent une ampleur orchestrale au piano seul. Wolfgang Amadeus Mozart, Sonate n°14 en do mineur (K. 457) — les contrastes entre piano et forte y sont particulièrement marqués et caractéristiques du style classique.

Termes apparentés