forme
Mouvement perpétuel
Pièce fondée sur un flux ininterrompu de notes rapides et égales, du premier accord à la dernière mesure ; en italien moto perpetuo.
Le principe tient en une phrase : des notes rapides, toutes de même valeur, qui ne s'arrêtent jamais. Pas de respiration, pas de ralenti, pas de seconde chance. Le mouvement perpétuel transforme la pièce en épreuve d'endurance où la moindre crispation se paie deux pages plus loin. Weber en signe un exemple fameux avec le finale de sa première sonate, que la postérité a surnommé ainsi sans que le titre soit de lui. Mendelssohn en publie un sous le nom exact, l'opus 119. Beaucoup d'études fonctionnent sur le même principe sans revendiquer l'étiquette : courir sans tomber, voilà l'exercice. Mais le seul chemin qui tienne reste le travail lent, jusqu'à ce que l'égalité devienne un réflexe.
Exemples
Le rondo final de la Sonate n° 1 op. 24 de Weber, surnommé « mouvement perpétuel », déroule ses doubles croches sans une seule pause. Le Perpetuum mobile op. 119 de Mendelssohn, publié après sa mort, relève le même défi. L'Étude op. 10 n° 4 de Chopin en adopte l'esprit, tourbillon ininterrompu partagé entre les deux mains.