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harmonie

Septième de dominante

Accord de dominante avec une septième mineure ajoutée. Son triton interne exige une résolution sur la tonique : moteur de la musique tonale.

Anatomie d'un accord moteur

Quatre notes : la dominante (V), sa tierce majeure, sa quinte juste, et la septième mineure. En do majeur : sol-si-ré-fa. Le triton se loge entre si et fa — c'est lui qui crée la tension irrésistible vers do-mi (la tonique et sa tierce).

Rameau a théorisé l'accord au XVIIIe siècle, mais il existait déjà chez Monteverdi. Tout le langage tonal des XVIIIe et XIXe siècles repose sur cette tension-résolution. Mozart en abuse pour ses cadences brillantes, Chopin l'enrichit de neuvièmes et de retards.

Mais à partir de Wagner et Debussy, on commence à enchaîner les septièmes sans résoudre — l'accord perd son rôle directionnel. Le jazz en fera plus tard un accord de couleur autonome, mais c'est une autre histoire.

Exemples

On l'entend partout chez Mozart, notamment dans la Sonate K. 545 où chaque fin de phrase appelle sa résolution. Chez Chopin, le Prélude op. 28 no 4 prolonge une chaîne de septièmes de dominante qui glisse chromatiquement. Bach, dans le Prélude en do majeur du Clavier bien tempéré (BWV 846), construit toute la pièce sur cette progression harmonique fondamentale.

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