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harmonie

Résolution

Détente d'une dissonance vers une consonance. Mouvement attendu qui clôt une tension harmonique et donne sens à la progression.

Toute la grammaire tonale tourne autour de ce mouvement. Une note dissonante — septième, neuvième, retard, appoggiature — appelle une note consonante. Le triton de la septième de dominante "veut" se résoudre : la sensible monte sur la tonique, la septième descend.

Les compositeurs jouent avec ces attentes. Mozart résout franchement et nettement, dans le respect des règles classiques. Chopin retarde la résolution, l'orne, la déplace d'une octave. Wagner la diffère jusqu'au vertige — l'accord initial de Tristan ne se résout vraiment qu'au cinquième acte.

Mais ça dépend du style. En musique modale ou impressionniste, la résolution traditionnelle devient facultative. Debussy laisse souvent les dissonances respirer sans les "guérir", ce qui choquait les conservatoires de son époque.

Exemples

Chez Bach, chaque cadence du Clavier bien tempéré offre une résolution textbook — voir la Fugue en ut mineur (BWV 847). Chopin retarde la résolution finale dans son Nocturne op. 27 no 2, créant une suspension émotionnelle. À l'inverse, Debussy dans les Préludes laisse les septièmes flotter sans résoudre.

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