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articulation

Staccato

Indication d'articulation demandant de jouer chaque note de façon brève et détachée, en réduisant sa durée réelle à environ la moitié de sa valeur écrite.

Staccato vient de l'italien staccare, « détacher ». Apparue dans la notation au XVIIe siècle, cette articulation compte parmi les plus fréquentes des partitions de piano ; elle se note par un petit point au-dessus ou en dessous de la tête de note. Concrètement, le doigt quitte la touche aussitôt après l'avoir frappée, dans une sensation de rebond léger et percutant.

La note en staccato ordinaire est raccourcie à environ la moitié de sa valeur écrite ; le staccatissimo (point allongé ou tiret) la réduit au minimum, pour un effet très sec ; le mezzo-staccato (point sous une liaison) donne un détaché intermédiaire, plus moelleux.

Mais le staccato n'est pas qu'une affaire de durée. C'est une couleur sonore, sculptée du bout des doigts, qui apporte légèreté, humour ou vivacité à un passage. Il s'oppose directement au legato, avec lequel il crée du relief dans la phrase musicale. Un conseil aux débutants : garder le poignet souple, un staccato crispé sonne dur.

Exemples

  1. Ludwig van BeethovenSonate pour piano n°15 en ré majeur, op. 28 (« Pastorale ») : le premier mouvement présente des figures staccato légères et champêtres à la main droite. 2. Frédéric ChopinÉtude op. 10 n°7 en ut majeur : la main droite enchaîne des doubles croches staccato à grande vitesse, exigeant une parfaite indépendance des doigts. 3. Wolfgang Amadeus MozartSonate pour piano n°11 en la majeur, K. 331Rondo alla Turca ») : le célèbre finale utilise abondamment le staccato pour imiter le son percutant et brillant de la musique janissaire.

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